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Education thérapeutique : axe prioritaire en Corse

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Le directeur général de l'Agence régionale de santé (ARS) Corse, Dominique Blais, a encouragé le 3 novembre 2011 les acteurs de santé à développer des programmes d'éducation thérapeutique (ETP), en particulier dans le domaine des maladies cardiovasculaires.



education therapeutique maladies ARS Corse"L'ARS de Corse a inscrit en toute première priorité dans ses orientations stratégiques et dans le projet régional de santé, le développement de l'ETP et la qualité de la prise en charge des malades chroniques", a déclaré le directeur général de l'ARS lors d'un colloque organisé par l'Instance régionale d'éducation et de promotion de la santé (Ireps) consacré à l'éducation thérapeutique.

Il a précisé que l'éducation thérapeutique constituait "un axe stratégique du futur schéma régional de prévention" et qu'un volet thématique spécifique était "en cours d'élaboration".

Le directeur général de l'agence a rappelé qu'en Corse les maladies cardio-vasculaires représentaient 16% des cas de mortalité prématurée et que des actions d'ETP devaient cibler ces pathologies mais aussi le cancer. "Le poids du vieillissement de la population et le taux élevé d'ALD soulignent ici un enjeu d'importance pour l'ETP en Corse", a dit Dominique Blais.

Le directeur général de l'ARS veut "structurer" les actions d'ETP dans l'île et "offrir aux différents acteurs concernés par l'éducation thérapeutiques des espaces de formation, d'échanges et d'analyse de pratiques".

L'ARS a autorisé jusqu'à présent trois programmes d'ETP développés par le réseau "Corse maladies chroniques", le service de soins de suite et de réadaptation (SSR) Vallicella à Ocana (Corse-du-Sud) et le centre hospitalier de Bastia. Elle s'apprête à signer un contrat avec les caisses d'assurance maladie dans lequel les partenaires s'engageront à "favoriser le déploiement de l'action d'ETP consacrée aux pathologies cardiovasculaires".

Dans le cadre du déploiement des maisons de santé pluriprofessionnelles, le directeur général de l'ARS a prévenu qu'il attacherait "une importance toute particulière à ce que les projets santé des maisons intègrent un volet ETP pour lequel des financements expérimentaux sont actuellement testés dans plusieurs régions et ayant vocation à se généraliser".

Dominique Blais a expliqué qu'il souhaitait la mise en place d'une "organisation graduée" de l'ETP, allant du niveau de proximité (établissement de santé ou médecin traitant à domicile) jusqu'au pôle régional d'expertise.

Le développement de l'ETP doit s'appuyer selon lui sur "le tissu des établissements de santé de premier recours ainsi que sur les structures d'hospitalisation à domicile (...), les hôpitaux locaux, les établissements de soins de suite et de réadaptation, les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad)".

L'ARS est prête à aider les professionnels souhaitant se lancer dans l'ETP concernant l'obligation de formation prévue par la loi. "Cette condition peut constituer un frein au développement de programmes autorisés", a estimé Dominique Blais qui envisage de "recenser les besoins en formation afin de pouvoir soutenir les initiatives des professionnels". Il a rappelé que les objectifs de l'ETP étaient d'obtenir "une meilleure qualité de vie pour le patient", "de meilleurs résultats en termes de morbi-mortalité", "des gains de productivité et des économies" et "une redistribution du temps médical consacré à l'ETP".

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