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« Faisant fonction » : vers une politique vertueuse ou une pérennisation par défaut ?

Les établissements publics de santé emploient 6 500 infirmières comme "faisant fonction" de cadres de santé, sans politique commune de ressources humaines à leur égard.

Cadre de santé, Marie-Claire Chauvancy a obtenu le Master « Economie et Management des Services de Santé » de l'Université Paris Dauphine (Département d'Éducation permanente) pour un travail sur les "faisant fonction" des établissements publics de santé réalisé à partir d'enquêtes auprès des intéressés et de directeurs d'hôpitaux.

Indispensables au fonctionnement de ceux-ci, la gestion de leur carrière professionnelle est très "établissement dépendante", alors même que la mission Singly sur les cadres de santé a mis en évidence leur statut "bancal".

Le travail de Marie-Claire Chauvancy plaide pour une politique d'accompagnement "gagnant-gagnant", pour les faisants fonction comme pour les établissements. Avec une difficulté majeure : la fréquente réduction des budgets de formation, qui amène l'auteur à conclure : " nous sommes devant un nouveau paradoxe : des parcours professionnalisant en amont qui commencent à émerger, des quotas qui augmentent pour les IFCS (Instituts de formation des cadres de santé) et en parallèle une prise en charge au titre de la formation professionnelle au sein des IFCS qui diminue, rendant le parcours professionnel de ces Faisant Fonction bien problématique."

A lire : Faisant fonction » : vers une politique vertueuse ou une pérennisation par défaut ? - Marie - Claire Chauvancy (PDF)

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Rédacteur en chef IZEOS
serge.cannasse@izeos.com

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Commentaires (3)

BOUFFON

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6 commentaires

#3

pour vous répondre

Bonjour Ecureuil,Je suis d'accord avec vous sur une reforme de la formation cadre. Je pense qu'il serait opportun d'intégrer la VAE pour les FF en poste depuis de longues années ou ayant échoués aux concours d'entrée en IFCS.De cela la commission Singly n'a fait qu'effleurer le sujet .Force est de constater qu'aujourd'hui cette proposition n'est plus d'actualité. En fait , elle n'est plus évoquée NULLE PART .Et pourtant il semble que cela soit une bonne alternative à la reconnaissance.
lE GOUT AMER que laisse en bouche une réussite sans prise en compte financière promise par un établissement est source de démotivation quelqu'en soit la cause
Malheureusement , les raisons que vous invoquez existent qu'elles portent pour nom " copinage, cooptations...ET c'est d'autant plus insupportable car cela nie totalement le concept de gestion des compétences. Cependant , coté positif, les établissements sont engagés de plus en plus dans cette démarche de gestion des compétences et cela peut être une chance pour ces FF
Pour répondre à Isabelle le positionnement de votre cadre de pôle est tout à fait sujet à critique mais n'avez vous pas un N+2(directeur des soins)pour vous positionner ?
J'ai travaillé avec des FF et ceux avec lesquels j'ai eu la chance de faire équipe, etaient tous d'excellents cadres .

Isabelle91210

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#2

Management efficace ?!?

IBODE depuis plusieurs années à l'APHP, j'ai intégré un service de stérilisation centrale oû avait été nommée "FFC" une préparatrice en pharmacie sous la pression du pharmacien. On m'a demandé de reconnaître comme N+1 une PPH qui n'avait pas son bac et n'avait été que jusqu'en 1ère avant d'obtenir son Brevet Professionnel (comme les coiffeurs...), à moi, IDE (et donc bachelière, par la force des choses), IBODE confirmée en classe supérieure ; elle était en fait, au sens strict du terme, mon N-1, et encore... Je précise que nous étions 3 IBODES CS (en cat A comme tous les spécialisés) et une IDE CS dans ce cas. Les syndicats n'ont même pas osé se mouiller. J'ai dit au pharmacien qu'il n'avait qu'à se faire noter par un interne de chirurgie pour comprendre, mais la Cadre de Pôle m'a dit que c'était elle qui décidait, etc... Elle-même était issue de la filière infirmière, et à mon sens devrait être sanctionnée pour cet acharnement et ce mépris, au-delà de notre cas, de toute la profession infirmière. A quand la promulgation au titre de FFC de la femme d'un chirurgien ou de la secrétaire du chef de service ???

ecureuils21

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93 commentaires

#1

C'est inadmissible

Il faut une reforme complete de la formation de cadre, notamment la fin de la cooptation pour permettre au agent de financer par l'etablissement les frais de formation par leur etablissement. Cette situation est unique dans la fonction publique.....et laisse un gout amer a beaucoup d'infirmier qui n'ont pu parfois partir en formation car leur etablissement ne les avait pas retenu...preferant la copine du copain inscrit a l'ordre ou syndicat....cette oiligarchie ante-diluvienne est inconcevable avec les principes de la republique...quant au infirmiers qui acceptent le deal de faisant fonction qu'ils reflechissent bien car c'est un miroir au allouettes. on leur fait croire le financement la titularisation...et enfaite rien de cela.