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Fêtes et alcool, un cocktail pas si inoffensif pour le cerveau

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Médecin

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Les festivités du Nouvel An sont terminées. Pour beaucoup, c’est un des meilleurs moments de l’année. Famille et amis se sont retrouvés dans la bonne humeur, autour d’un bon repas et, souvent, d’une grande quantité de boisson… Le Professeur Jamie Smolen nous rappelle que si ce n'est pas un problème pour les buveurs modérés, il n'en est pas de même pour les autres.

alcool, fêtes

Le processus de dépendance à l'alcool s’installe en trois étapes : ivresse de la beuverie, effets négatifs du sevrage, puis obsession-anticipation.

Les efforts de promotion intenses liés au réveillon laissent penser qu’alcool et fête sont faits l’un pour l’autre. Boire est en effet un moyen simple et rapide d’être d’humeur joyeuse. Et, par la même occasion, de prendre du plaisir. Il suffit en effet de deux verres de vin pour activer des processus neurobiochimiques complexes, qui déclenchent la sécrétion de dopamine, un neurotransmetteur essentiel. Au moment où la molécule de dopamine se fixe sur son récepteur, situé à la surface d’un neurone, on ressent une stimulation, que l’on recherche et anticipe avant même d’avoir fini le deuxième verre.

Malheureusement, certains ne s’en contentent pas et boivent jusqu’à l’ivresse. Ceux-là finissent généralement par s’attirer des ennuis. Car les effets sur leur cerveau ne se limitent pas à une agréable production de dopamine, comme chez les buveurs modérés. Au contraire, ils peuvent entraîner un penchant obsessionnel pour la beuverie, le fameux binge-drinking.

L’addiction n’est pas une « faiblesse »Quinze ans de recherches sur les troubles liés à la consommation d’alcool et les milliers de patients que j’ai traités m’ont convaincu qu’il s’agit d’un problème de santé publique majeur, et souvent mal compris. Notre culture semble, enfin, ne plus considérer l’addiction à l’héroïne et autres opiacés comme une « faiblesse », et j’espère qu’il en ira de même...

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