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En marche avec les usagers et les professionnels de santé !

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Médecin

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La santé a sa nouvelle ministre, présidente depuis un an du collège de la Haute autorité de santé (HAS), professeure de médecine et scientifique reconnue. Sans avis préconçu, j’observe que la tâche pourrait être rude pour quelqu’un issu du sérail hospitalo-universitaire, éloigné du terrain et de la médecine libérale. Or, je l’ai écrit et je crois demontré dans mon essai "Santé : le trésor menacé", il ne s’agit plus de réformer notre système de santé mais bien de le revisiter de fond en comble afin de le réorganiser autour des besoins de la population, des attentes des professionnels et des technologies – numérique en tête. Un travail qui exigera de sortir du hors-sol et d’être habité d’une véritable ambition s’appuyant sur une volonté sans faille. Un travail qui, compte tenu de la complexité, de l’urgence et des blocages, ne pourra être mené que dans la concertation et par un travail collaboratif associant tous les acteurs concernés, et ce, quels que soient les sujets. Pour la ministre, deux objectifs : les priorités fixées par le président de la République et les urgences, mais une seule route…

Du désert à la refonte

Antoine Vial propose de revisiter le système de santé de fond en comble, avec l'aide des professionnels de santé.

La désertification médicale est la première urgence aux yeux des Français, qui s’inquiètent en même temps de la disparition des petits et moyens hôpitaux publics. La campagne électorale s’est focalisée sur les maisons de santé et le numerus clausus qu’il faudra augmenter. Certes, mais tous les experts en la matière savent que cela ne suffira pas pour convaincre les jeunes médecins de s’installer dans des territoires déjà sous-dotés et qu’il y a urgence, tant le nombre et la taille des zones touchées s’accroissent de mois en mois. De la même façon, nul ignore que l’on n’arrêtera pas l’exode des médecins hospitaliers publics (jusqu’à 41 % de taux de vacance) vers les cliniques privées avec de bonnes paroles. C’est donc toute notre organisation des soins qu’il faut refonder, en s’interrogeant sur le rôle, la rémunération, les droits et devoirs de chacun – et, en première ligne, des médecins généralistes. C’est aussi de la question des délégations professionnelles qu’il faut discuter, et la numérisation interopérable entre tous les acteurs, usagers compris, qu’il convient d’accélérer. Une tâche urgente et vitale pour l’immense majorité de nos concitoyens comme pour les professionnels, à entreprendre selon un modèle de participation citoyenne.

De l’innovation et de la participationEn santé, l’innovation, chère au président de la République, se décline en quelques points précis : enjeux majeurs des datas et de l’intelligence artificielle, menace des GAFA, faillite du dossier médical partagé (DMP), faiblesse de la numérisation, déficit d’accessibilité aux technologies pour les personnes vulnérables.Si année après année les palmarès du Consumer electronic show (CES) de Las Vegas démontrent que...

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