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Hôpital Lariboisière : "C'est juste inhumain"

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Aux urgences de l'Hôpital Lariboisière (AP-HP), dans le 10e arrondissement de Paris, les professionnels dénoncent une situation "insoutenable". Les soignants sont dans l'incapacité de faire face au flux de patients alors que les équipes sont trop peu nombreuses pour les accueillir.

Pas content

De 230 passages par jour en moyenne, le service – l’un des plus gros de France – s’est rapproché des 300 passages quotidiens. 

Mise à jour le 14 août 2018 - Le mouvement continue. Le personnel paramédical de l'hôpital Lariboisière dans le Xe arrondissement de Paris a manifesté lundi 13 août. Réunis devant l'entrée des urgences de l'établissement, les soignants ont dénoncé le manque d'effectifs et l'augmentation des agressions à leur encontre.

Les urgentistes s'inquiètent de ce que le nombre de services d’urgences se trouve aujourd’hui à un seuil en dessous duquel la population est en danger, rappelait une journaliste du quotidien Le Monde le 30 juillet. Alors que le chantier de la réforme des autorisations de médecine d'urgence visant à "repenser l'organisation territoriale à l'horizon 2020" s'est ouvert sur la période 2018-2019 et devrait aboutir à la publication de nouveaux textes pour application en 2020, le secteur gronde une fois de plus. C'est cette fois le personnel soignant de l'hôpital Lariboisière à Paris qui s'indigne, rapporte le Journal Le Monde qui a pu interroger les intéressés sous couvert d'anonymat. Quelques chiffres pour bien cerner la situation : de 230 passages par jour en moyenne, le service – l’un des plus gros de France – s’est rapproché des 300 passages quotidiens, avec des pics à 340 le 21 juin pour la Fête de la musique, et le 16 juillet, juste après la victoire de la France en finale de la Coupe du monde de football, précise le quotidien. Une affluence à laquelle le personnel ne peut plus faire face, faute d'effectifs suffisants. Le 20 juillet, l’USAP-CGT, le premier syndicat de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a d'ailleurs publié un communiqué pour alerter sur une situation devenue insoutenable, le remplacement des agents partant en vacances cet été ayant été divisé par deux.

Un aide-soignant du service témoigne Nous ne dévoilerons pas son nom mais cet aide-soignant aux urgences de l'hôpital Lariboisière à Paris depuis plusieurs années a vu la situation se dégrader au fil du temps et a souhaité témoigner anonymement sur Infirmiers.com. Le tableau que dresse cet aide-soignant n'est pas reluisant. Moral des équipes en berne, de plus en plus de pression exercée par les cadres, ça va mal au service des urgences de l'hôpital Lariboisière. Tout le monde subit les...

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Commentaires (3)

06karim

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5 commentaires

#3

Direction

Comme souvent le problème vient du manque de réactivité de l'encadrement. Chacun ce défausse sur le supérieur (cadre, cadre sup, cadre de pôle...)
Quid des contractuels embauchés sur des postes vacants, payés sur la grille cat B, sans prime de service, dont la retraite sera calculée comme pour le privé et dont la stagiairisation est toujours retardée sous prétexte qu'ils sont en CDI!!! Bref les directions des hôpitaux font de la comptabilité et non de la qualité !!! Les ARS ne s'intéressent absolument pas à la qualité au travail des soignants. Ce n'est pas un critère. Quand au ministère de la santé il serait peut être temps qu'ils prennent des sanctions fassent à la mauvaise gestion de certains hôpitaux!!!

SusieB

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1 commentaires

#2

Anonymat

Bonjour,

Merci, d'abord, pour votre commentaire. Nous avons fait le choix de ce dessin car les témoignages recueillis sont anonymes et que cette illustration respecte cet anonymat. En effet, nous pourrions toujours discuter de ce choix, mais le seul fait de publier un long article à ce sujet nous semblait donner de la visibilité à la profession en souffrance. Nous espérons que vous comprendrez nos arguments et vous remercions de votre intérêt.

La rédaction d'Infirmiers.com

Kalach

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3 commentaires

#1

Inhumain et ... enfantin ?

Je suis surpris du choix illustratif concernant cet article : la réalité décrite d'une extrême violence humaine se trouve réduite dans sa représentation à un dessin digne d'un enfant de 5 ans cachant un vrai visage humain.
Pourquoi ce choix illustratif ? Cela ne réduit t-il pas la portée du message ? cela ne reflète t-il pas (à tort ?) l'image d'une profession en souffrance et en même temps ayant du mal à affirmer et soutenir une crédibilité professionnelle dans les débats publics ?
je ne peux m’empêcher de penser que ce type de visuel ne fait que perpétuer l'image de l’infirmière bien gentille, corvéable à merci dont les coups de gueule sont assez inoffensifs ....