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« Parce que l'hôpital n'est pas un lieu de défouloir »

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La nuit du 15 au 16 octobre 2016, des soignants du services des urgences du centre hospitalier Dron, à Tourcoing (59), se sont violemment faits agresser par une quinzaine de personnes. Trois personnes ont été interpellées, puis remises en liberté sous contrôle judiciaire, une décision incompréhensible pour la communauté soignante qui s'indigne sur les réseaux sociaux.

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Agresseurs de soignants remis en liberté sous contrôle judiciaire : une décision incompréhensible pour les professionnels de santé.

Foutage de gueule, inadmissible, ras-le-bol, révoltant, stop… Les mots ne manquent pas aux soignants à la suite de la remise en liberté sous contrôle judiciaire de trois personnes ayant perpétré une violente agression à l'encontre de professionnels de santé du service des urgences du centre hospitalier de Tourcoing.

Les faits se sont déroulés dans la nuit du 15 au 16 octobre 2016. Une quinzaine de personnes qui accompagnaient une personne âgée victime d'un malaise se sont attaquées au personnel soignant, dont des médecins, des infirmiers et un aide-soignant. Selon Hacène Moussouni, interrogé par La voix du nord, nous ne sommes même pas dans un problème de délais de prise en charge du patient. C'est de la violence immédiate. Insultes, cheveux arrachés, passage à tabac… L'agression est violente mais seules trois personnes sont interpellées et placées en garde à vue. Le lundi 17 octobre, elles font l'objet d'une comparution immédiate… et sont remises en liberté sous contrôle judiciaire par le parquet de Lille, jusqu'à la date du jugement fixée au 7 novembre prochain.

Chez les soignants, cette décision est loin de faire l'unanimité et l'incompréhension est totale au vu des attaques subies. Rappelons que selon le dernier rapport de l'Observatoire national des violences en milieu de santé (ONVS), pour 161 plaintes dont les suites ont été renseignées en 2014, 40 condamnations à des peines d'emprisonnement, dont 14 pour des atteintes aux personnes, des violences de niveau 3 et une de niveau 4, ont été recensées. Le ministère de la Justice dénombrait, en 2013, 259...

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Commentaires (3)

BOUTGE

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2 commentaires

#3

soutien à nos collègues

et bien ça m'intéresse de connaitre le profil de mes futurs "agresseurs" , pourquoi ça pose un problème de savoir qui ils sont?

dan65

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36 commentaires

#2

?

C'est quoi l'intérêt ? De tristes individus.

BOUTGE

Avatar de l'utilisateur

2 commentaires

#1

soutien à nos collègues

et on peut savoir qui étaient ces tristes individus?