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Infirmier de nuit, un poste à généraliser en Ehpad

L'Observatoire national de la fin de vie (ONFV) recommande de mettre en place un infirmier de nuit pour 250 à 300 places d'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), dans son rapport annuel 2013 remis le 21 janvier 2014 au gouvernement.

infirmière de nuit couloir hopital

L'Observatoire national de la fin de vie recommande un infirmier de nuit pour 250 à 300 Ehpad

Dans ce document de 163 pages, l'ONFV présente sept "parcours ordinaires" de fin de vie de personnes âgées et formule 10 propositions. Il s'appuie notamment sur son enquête auprès des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) publiée en septembre 2013.

L'observatoire estime que la fin de vie et le "mourir" sont marqués dans ces structures par des représentations particulièrement négatives. Alors que la fin de vie est finalement la raison d'être des Ehpad, c'est une question qui, en apparence, ne se pose pas : il s'agit souvent d'un 'non-dit' pour les résidents et leurs proches, affirme-t-il. La fin de vie, lorsqu'elle est évoquée, est associée aux jours qui précèdent le décès, voire à l'agonie, voire à l'hospitalisation en urgence dans les dernières heures de vie, pointe l'observatoire. Il relève que les professionnels de ces établissements abordent peu les questions qui touchent à la fin de vie avec les personnes elles-mêmes, alors qu'ils en parlent davantage avec leurs proches. L'Ehpad n'est pas un lieu de la fin de vie au sens des dernières semaines, mais c'est un lieu qui est la dernière étape de la vie souvent, puisque près de 75% des résidents y décèdent. Pourtant, ce n'est fréquemment pas vu comme ça par les gens qui y travaillent, a déclaré le président de l'ONFV à l'APM le 21 janvier 2014. Les Ehpad sollicitent de plus en plus les équipes mobiles de soins palliatifs (EMSP) pour qu'elles les aident à accompagner les personnes, mais cela reste encore un peu embryonnaire, a-t-il noté.

L'ONFV, dans le rapport, juge insuffisante la communication avec les personnes âgées institutionnalisées, ce qui pourrait probablement expliquer, selon lui, que seuls 5% des résidents d'Ehpad aient rédigé des directives anticipées. S'agissant des quelque 25% de résidents qui décèdent à l'hôpital, il avance plusieurs explications pour expliquer ces transferts non voulus et parfois non justifiés. D'abord, 85% des établissements ne disposent d'aucun infirmier de nuit. L'ONFV réaffirme que dans...

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Commentaires (4)

nany13500

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1 commentaires

#4

renforcer la formation du personnel en place

je suis as de nuit en ehpad, nous sommes d'ailleurs 2 aide soignantes par nuit et ce n'est pas du luxe. en effet la presence d'un poste infirmier serait très bien mais quoiqu'il arrive en cas de décès nous avons besoin aussi d'un médecin qui souvent ne se déplace pas la nuit.. dans tous les cas à plusieurs reprises nous avons fait face à la fin de vie et finalement ce qui manque cruellement c'est peut être une véritable formation sur ce domaine et je dirais même plus une formation spécialisée en gériatrie, ne pourrions nous pas avoir des spécificités dans ce domaine....quand des pansements d'escarre ce sont enlevés ou sont saturés notre savoir et notre action est limitée alors que si nous avions un renforcement ou spécialité cela serait je pense plus facile..mais c'est tout un débat ...mais quel beau métier d'être prés d'eux la nuit et les suivre lors de leurs derniers instants

execho

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188 commentaires

#3

On ne sait pas identifier ou dénoncer à qui de droit?

"la HAS doit donner des recommandations pour identifier des situations de fin de vie à domicile et ainsi éviter des hospitalisations",qu'ils recommandent.Ils prennent les médecins pour des cons ,les idels pour des débiles et l'hôpital pour des tortionnaires?Des milliers de malades étaient suivis bi quotidiennement en EPHAD en liens permanents avec les médecins traitants.C'est mieux maintenant?

WUCAN

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19 commentaires

#2

A quand l'euthanasie ?

J'ajoute à ce pamphlet pertinent, que la formation et le soutien des professionnels ne suffit pas à réaliser des accompagnements de fin de vie de qualité. Mais je ne pense pas, quoi qu'ils puissent fanfaronner, que ce soit le véritable objectif des pouvoirs publics...

En se penchant sur la définition des soins palliatifs et de l'accompagnement, on voit très bien qu'ils consistent à rester aux côtés de la personne en train de mourir. Ce qui veut dire ne pas avoir autre chose à faire par ailleurs. Donc un infirmier de nuit pour 250/300 places, peut-être, à la seule et unique condition qu'il n'y ait qu'un seul mourant par nuit ! Et surtout que l'infirmier lui soit totalement et uniquement attribué. Les personnes ne meurent-elles que la nuit ? Est-ce bien à l'infirmier de faire ça ? Et est-ce à la société de payer ? N'oublions pas qu'au-delà des prix de journées restant à la charge des personnes (encore trop), les EHPAD sont des établissements subventionnés ! Et lorsqu'ils auront fait la réforme sur la dépendance et le cinquième risque, ce sera encore plus les bien-portants travailleurs qui paieront pour les vieux malades, dépendants et mourants... L'euthanasie je vous dis ! Vous verrez, quand ils auront fini de faire les faux culs, ils vont y arriver...

Utilisateur supprimé

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494 commentaires

#1

Quelle avancée !

1 IDE pour 250 / 300 places en EHPAD ?

Ils sont à la botte de qui pour proposer cette honte ?

Surtout vu le prix de journée de certains établissements.

Burn-out assuré pour l’IDE si toutefois il y en a qui postulent…

Les mots magiques : Equipes mobiles de soins palliatifs (à l’état embryonnaire hein !) et les HAD qui agissent sans contrôle de leurs inclusions parfois inutiles et coûteuses pour alimenter leurs boîtes à fric tout en sous traitant et exploitant honteusement leurs collègues libéraux !

Sans parler des SSIAD et, autres entreprises d’aides à domicile qui fleurissent à chaque coin de rue tellement c'est juteux comme marché, parce que c'en est un... (aide ménagères sous qualifiées et précarisées qui font fonction de tout ce qu’on veut…) que de moins en moins peuvent se payer.

Les IDEL pourtant qualifiés et présents sur tout le territoire toujours aux abonnés absents… sauf quand on parle de fraudes, escroqueries et autres joyeusetés.

Mais on sait que celles et ceux qui proposent ça, ne finiront pas leurs jours dans ces lieux sinistres, ces mouroirs étatisés !