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Une infirmière en poste agressée par un médecin urgentiste

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Dans la nuit du mercredi 2 au jeudi 3 août 2017, une infirmière de la clinique du Pont de Chaume (Montauban) a été agressée par un médecin urgentiste alors qu'elle était en poste. Explications.

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A Montauban, un médecin urgentiste a agressé une infirmière.

Un médecin urgentiste de la clinique du Pont de Chaume, située à Montauban, s'en est pris à une infirmière alors qu'elle était en service dans la nuit du mercredi 2 au jeudi 3 août 2017. Le médecin lui aurait reproché d'avoir alerté l'administrateur sur l'addictologie d'une personne qu'il venait d'hospitaliser. J'ai simplement suivi la procédure, a déclaré l'infirmière. Cette dernière aurait été saisie par le cou, plaquée sur l'unité centrale et menacée du poing par le médecin urgentiste. Malgré cela, l'infirmière a continué à travailler toute la nuit, et s'est présentée aux urgences cinq heures après les faits pour faire constater ses blessures. Elle souffre d'une entorse cervicale et de contusions lombaires, et a été arrêtée durant cinq jours.

Aucune sanction n'a été prise à l'encontre du médecin

Un Comité d'Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT) extraordinaire s'est tenu le 4 août 2017, selon ladepeche.fr, mais aucune sanction n'a été prise à l'encontre du médecin, et aucune mesure de protection n'a été évoquée par la direction pour protéger l'infirmière. En revanche, une cellule de soutien psychologique sera mise en place pour le personnel, a indiqué Christophe Couderc, secrétaire général CGT de la clinique du Pont de Chaume. De son côté, l'infirmière a décidé de déposer plainte pour agression au commissariat de police de Montauban. Le médecin et la direction ne se sont pas exprimés sur le sujet.

Situation tendue à la clinique

Mi-juillet 2017, la CGT s'inquiétait déjà de la dégradation des conditions de travail au sein de la clinique du Pont de Chaume. Dans un courrier soumis à la direction de l'établissement, à l'Agence Régionale de Santé ainsi qu'à l'Inspection du Travail, il pointait du doigt des conditions de travail délétères dues notamment au manque de personnel, à la suppression de postes, au non remplacement du personnel en congés et en repos ou en arrêt de travail, au ratio infirmier/aide-soignant par patients trop élevé ou encore aux changements d'organisation de travail sans consultation des représentants du personnel. La situation reste donc préoccupante.

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Aurélie TRENTESSE Journaliste Infirmiers.com aurelie.trentesse@infirmiers.com @ATrentesse

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