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Le CHU de Limoges propose un "bouclier" pour maîtriser les auteurs de violence

Le CHU de Limoges a annoncé lundi la mise au point d'un dispositif visant à maîtriser les auteurs de violence dans les services et à protéger les soignants.Un aide-soignant du CHU de Limoges a constaté qu'aucun équipement n'existait pour aider à la maîtrise d'individus violents dans les services hospitaliers et a inventé un objet ayant la forme d'un bouclier pour protéger les hospitaliers et maîtriser leurs agresseurs

, a-t-on appris lundi auprès du porte-parole du CHU de Limoges qui détient le brevet de cette invention.

Il a mis au point ce dispositif qui se présente sous la forme d'une toile équipée de plaques permettant de protéger de tous les coups portés y compris avec des objets coupants ou piquants. Il couvre une surface allant à peu près de l'épaule au genou d'un homme debout.

"Résistante mais souple, [la toile] s'enroule autour de l'agresseur et se referme grâce à des bandes de fixations rapides. Des poignées permettent ensuite de porter la personne ainsi maîtrisée jusqu'à un brancard pour lui porter les soins nécessaires, au besoin après lui avoir administré un sédatif", indique le CHU.

Breveté par le CHU de Limoges, le bouclier est fabriqué par la société Airgoal, entreprise spécialisée dans la fabrication et la commercialisation d'équipements sportifs gonflables (Souillac, Lot), et commercialisé par le fournisseur de dispositifs médicaux Adhésia (Flaxlanden, Haut-Rhin).

© CHU LimogesVendu au prix de 1.590 euros, il a été commandé par trois établissements hospitaliers : l'établissement public de santé Alsace Nord à Brumath (Bas-Rhin), le CHS Esquirol (Limoges) et l'hôpital Sud-francilien à Corbeil-Essonnes (Essonne). Le CHU de Limoges affirme qu'une "courte formation" suffit à acquérir les gestes pour manipuler cet équipement qui permet de maîtriser les personnes violentes en état d'ébriété ou présentant des troubles du...

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Commentaires (5)

Nicolas77

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14 commentaires

#5

Tout à fait !

Tout à fait d'accord, ce n'est qu'un outil dont l'usage doit être encadré et doit s'accompagner d'analyse de nos pratiques, retour sur expérience, et analyse critique, ainsi qu'une période de formation.

Néanmoins mes questions restent en suspens... même si elles semblent un peu idéaliste... désolé je suis entêté !

cispeo64

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1 commentaires

#4

bouclier anti violence

Je me permet de dire que ce nouvel objet est utile dans les hôpitaux, car on observe une montée de la violence envers les soignants, tous services confondus. Cependant, s'alliant efficacement avec une formation précise sur la clinique de la violence, il ne faut pas oublier un point essentiel: l'analyse de nos pratiques.Nous de vons nous poser cette question perturbante. En effet, même si la majorité des cas de violence peut être évitée par un comportement préventif( parole, empathie), il y aura toujours des personnes avec qui on ne pourra pas négocier.Ce nouvel outil de soin leur est destiné.

Nicolas77

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14 commentaires

#3

Pour réfléchir

Il existe des plus en plus d'affaires de mise en examen pour usage de la force disproportionnée par des agents de sécurité... Verra t'on bientôt ce genre de plaintes vis à vis de soignants ? Je ne m'en étonnerai pas. Et ce ne sont pas les effectifs qui sont réduits à peau de chagrin qui vont arranger les relations sociales dans des services ou la parole humaine devient de plus en plus rare.

Nicolas77

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14 commentaires

#2

Certes...

Plusieurs questions quand même : 1) S'agit-il d'un dispositif médical et devra t'il faire l'objet d'une prescription ?
2) Les soignants ont il vocation à maitriser dans les services des individus violents ?
3) S'ils le sont , il y a une clinique de la violence, générée à son tour par nos propres pratiques et parfois arrogance.
4) Affirmer que : "qu'aucun équipement n'existait pour aider à la maîtrise d'individus violents dans les services hospitaliers" : désolé mais il en existe un : le respect et la politesse, et la PAROLE et l'ECOUTE. Le patient est d'abord une personne vulnérable.

Kujikiri

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1 commentaires

#1

Pas Mal...

Mais je doute qu'un ustensile,si bien pensé qu'il soit, ne puisse remplacer une vrai pratique du corps à corps... enfin, les gardiens de la paix eux même n'étant pas formés sérieusement, je doute que les infirmiers psy y soient formés un jour, mais on peut rêver.