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Les infirmières ont le grade de licence !

Un décret attribue le grade de licence aux titulaires du diplôme d'Etat d'infirmier, pour les étudiants ayant accompli leurs études à compter de la rentrée de septembre 2009, conformément à la réforme LMD (licence, master, doctorat). Il prévoit également la signature de conventions entre les Ifsi et les universités.

Ce décret du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche (Journal officiel du 26 septembre 2010, texte 10) confère de plein droit le grade de licence aux titulaires du diplôme d'État d'infirmier, pour les étudiants ayant accompli leurs études à compter de la rentrée de septembre 2009. Il prévoit également que les organismes chargés d'assurer la formation, c'est-à-dire les instituts de formation en soins infirmiers (Ifsi), signent une convention "avec une ou plusieurs universités de l'académie de la région".

Lorsqu'il n'y a qu'une université dans l'académie, la convention est signée avec cette université et lorsqu'il existe plusieurs universités, la convention "est signée par les universités appelées à intervenir dans la formation, coordonnées par une université ayant une composante de formation en santé".

La ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Valérie Pécresse a indiqué que dans trois régions seulement (Midi-Pyrénées, Limousin et Rhône-Alpes) des conventions ont été signées entre les Ifsi et les universités.

Selon le décret, la convention précise la contribution des universités aux enseignements délivrés dans les Ifsi et les modalités de participation des enseignants-chercheurs aux jurys d'examens. Elle "détermine les conditions de la participation de la ou des universités aux dispositifs internes d'évaluation conduits par l'organisme chargé d'assurer la formation et les modalités de constitution d'une instance mixte chargée du suivi de l'application de la convention".

Le décret prévoit que les nouvelles formations feront l'objet d'une évaluation nationale périodique et que l'Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (Aeres) sera chargée d'évaluer l'université ayant signé la convention.

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Commentaires (16)

copa

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2 commentaires

#16

Enfin

Que cela fait du bien de voir ses messages contre la tutelle médicale de notre profession !! le problème est que la majorité des infirmières de mon entourage se considèrent pour de vrai sous tutelle médicale et sous la hiérarchie des médecins. Et je pense que cela leur convient.Elles ont fait ce métier pour assister les médecins, d'ou d'ailleurs les multiples dérivent car elles font des diagnostics ou donnent des conseils médicaux !

Renardepiqure

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#15

Le poids des représentations

Inquiétant que "paramédical" ne perturbe plus personne! L'assujetissement au savoir biomédical est complet. Avec de telles représentations hautement symboliques, il est normal à ce que la médecine asseoit sa domination dans les conventions IFSI-Université et LMD, c'était presque programmé. Le terme "paramédical" dénoncé notamment en France par un psychanalyste déjà en 1991 (Michel Renault, No 2, revue de l'infirmière, page 21)positionne bien les svoirs dominants sur d'autres. Comment mener des recherches fondamentales au sein de notre propre discipline avec un tel positionnement? Comme dénoncé toniquement devant plus de 1000 participants au 4e mondial en sciences infirmières du SIDIIEF à Marrakech par un leader de notre profession en juin 2009, la discipline infirmière est "para-rien-du-tout".

jjland83

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#14

Ne pas se tromper...

Je vous invite à lire les différents articles sur la mise en oeuvre de cette réforme du programme IDE, notamment celui-ci :
https://www.infirmiers.com/les-grands-dossiers/les-grands-dossiers/un-nouveau-programme-de-formation-pour-les-infirmiers-de-demain.html
vous verrez les motivations premières de cette réforme. Sur la tutelle médicale en France, ce n'est pas une nouveauté et les paramédicaux ne sont pas les seuls concernés. Paramédicaux, rien que le terme suffit à comprendre cette tutelle historique et tellement naturelle, que ça ne perturbe plus personne.

lau51

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#13

Mais à quoi ça sert ?????

le nouveau programme vise normalement à promouvoir le diplôme d'IDE et surtout à montrer que c'est une science à part entière. Un véritable métier avec un rôle autonome important. Cependant, j'ai l'impression que c'est plutôt pour faire comprendre aux médecins que les IDEs ne sont pas leurs petites mains. C'est sûr que non ! C'est plutôt les mentalités qu'il faut changer. Ce n'est pas parce que le niveau est passé à bac + 3 que cela va changer quelque chose. Pour le moment, la fac de médecine a récupéré les cours magistraux et assoit encore un peu plus sa domination sur le corps infirmier.

jjland83

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#12

Avenir...

Nous sommes bien d'accord que Bac+3 ne veut rien dire, ça n'a d'ailleurs jamais rien voulu dire. Les diplômes LMD ne sont pas dépendant du nombre d'années d'études sur le référentiel européen. Le diplôme cadre est nécessaire pour occuper un poste de cadre dans la FPH, les ifcs peuvent être critiqués mais pour l'instant ils sont là. Le secteur privé a fait un autre choix en prenant en compte des diplômes universitaires tournées vers la gestion et le management. Être docteur en sciences infirmières ne suffit pas pour lancer cette filière en France. Seuls 2 infirmières sont habilités aupourd'hui à diriger des recherches universitaires. L'une est à Rennes et l'autre à Aix. Elles n'ont pas pour projet de partir à l'étranger, mais bien de construire progressivement la filière universitaire infirmière en France. Pour cela elles doivent faire avec l'existant et espérer un changement de mentalité global.

Renardepiqure

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#11

Que vaut Bac + quelque chose?

Ne pouvons-nous pas utiliser les référence internationales (CITE/ISCUD) pour situer les niveaux de diplôme? Bac + 3 pourrait aussi se lire baccalauréat en sciences infrimières + trois ans d'études graduées en master par exemple? On ne va pas parler dans le futur de licence + 6 pour le doctorat (Bologne c'est 3-2-4 pour LMD).Bac + 3 me semble appartenir au passé et en vue d'anticiper les changements à venir (car ce n'est pas fini!),cela mériterait une autre référence.

Renardepiqure

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#10

Le mot "cadre" fausse tout

Lorsque la profession infirmière en France aura réalisée qu'elle dispose de 4 champs d'activité pratiques de même niveau mais de logiques différentes, tous utiles et indispensables à son développement, et qu'elle cessera d'opposer les cadres aux IDE, les IDE aux libérales ou aux IBODES, les directeurs de soins aux chercheurs et la théorie à la pratique, on aura effectivement fait un grand pas. Pourquoi on présente toujours la profession infirmière comme étant habitée presque exclusivement par les acteurs du premier champ, celui de la clinique? Que valent les autres? Comment on présente aux étudiants de première année la constitution chronologique et donc historique de ces 4 champs? Sur quoi repose l'histoire de la discipline infirmière? Effectivement, l'université va imposer ses propres règles et exiger que la spécificité proclamée soit effectivement spécificité vérifiée et légitime faisant autorité en la matière. Quant on pense que l'un des seuls docteurs en sciences infirmières que la France possédait, vient d'être engagé à l'étranger parce qu'il ne possédait pas un diplôme dit de "cadre" et avait difficilement un lieu de parole reconnu, on croit rêver!Pour occuper un poste de cadre, il faut un diplôme de cadre (désuet dans le système LMD)...mais pourquoi pas un master ou un doctorat dans l'un des 4 champs pratiques de la profession?

jjland83

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#9

La faute à qui ?

Ca ne va jamais assez vite... quand on cessera de dénigrer les quelques cadres de santé infirmiers ou infirmiers qui ont développé des compétences universitaires et qui pourraient demain développer une filière spécifique, on fera un grand pas en avant. En attendant, l'université impose ses régles, et le rapprochement avec les universités de sciences médicales reste assez logique. A nous de faire entendre notre spécificité.
Ca prendra évidemment du temps.

Renardepiqure

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#8

Foire aux illusions

La licence sanctionne en effet des savoirs certifiés par l'université. Mais quels savoirs? Quelle est la valeur des accords et certifications avec l'université si ils n'y a pas de professeurs en sciences infirmières capables d'enseigner et de développer leur propre discipline? Un pays comme la Suisse par exemple, à du fermer ses écoles de cadres et passer le diplôme professionnel de base de CITE 3A à CITE 5B selon la classification internationale type de l'enseignement pour accéder au bachelor (licence), master et doctorat actuellement à l'université de Lausanne. (Cf: Recherche en Soins infirmiers, 100, mars 2010, pages 94-100. Le problème des anciens diplômes n'est pas encore règlé. Pour passer du "faire" au savoir scientifique qui guide les pratiques, on peut compter environ 15 ans pour que le processus aboutisse et que tous les membres de la profession qui travaille dans l'un des 4 champs pratiques (clinique, enseignement, gestion, recherche) de cette dernière tirent à la même corde.

jjland83

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#7

Certes, mais....

Ne demandez pas un changement radical et instantané pour un programme de formation initiale qui commence tout juste à être mis en place dans une profession habituée à un programme de formation vieux de presque 20 ans. Jalousie, incompréhension et méconnaissance face au changement ne sont pas une spécificité infirmière. "Bac+3" est une revendication ancienne de la profession. Aujourd'hui c'est en passe d'être fait, mais vous comprendrez que c'est l'université qui fixe les règles d'obtention de la licence et il est donc logique qu'il y ait un renforcement des bases théoriques. Au final les IDE ne seront ni mieux, ni plus, ni moins formés. Ce qui est amusant c'est la réflexion de cette cadre : heureusement qu'ils ne savent rien faire, ils sont en formation !, et c'est bien le but de leur apprendre à analyser, demain, ils sauront pourquoi ils font ce qu'ils vont apprendre à faire.

lau51

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#6

news

je suis actuellement dans la première promotion nouveau programme. Depuis le début de ma formation, le nouveau programme fait parler de lui. Cours magistraux trops théorique et surtout trops accès sur le médical. Les soins infirmiers sont presque transparents et n'existent presque pas ou plus. Ce grade licence n'est que de la poudre aux yeux, le statut des IDE restera le même dans les services, le travail restera le même, la colaboration avec les autres paramédicaux et les médecins restera la même. Il n'y aura pas un changement dans les comportements, ni dans les mentalités. Je ne suis pas sûr qu'une meilleure reconnaissance des compétences IDE et du travail devait forcement passer par un grade licence. En attendant un changement du à ce nouveau programme, il faut essuyer les plâtres, les réflexions des IDE en poste, et autres qui trouve stupide cette réforme, les stages trop long, la théorie trop présente, la pratique presque nul. "vous analysez mais vous ne savez rien faire" me disait une cadre IDE en service. A voir la suite

jjland83

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#5

LMD

Comme vous le dites justement c'est un grade licence dans la mesure où à ce jour il n'existe pas de filière universitaire de type sciences infirmières en France. Ca ne retire en rien la valeur de ce grade. Il sera bien délivré par l'université en conformité avec les règles européennes. Sur la reconnaissance internationale, le DE infirmier français est avant tout un diplôme professionnel et les échanges internationaux se font par des accords bi-latéraux, le dernier étant signé avec le Québec. Comme l' a indiqué récemment la conférence des doyens le grade de licence est une première étape vers un processus complet d'universitarisation. Encore faut-il que la profession s'organise sur un réel LMD, avec du M et du D. C'est un processus long. Pour les anciens diplômés, il faudra pour obtenir ce grade de licence montrer à l'université qu'elle peut attribuer ou non via la VAE le grade de licence. Car ce n'est pas parce qu'on fait trois ans d'études qu'on a forcément une licence. La licence sanctionne la détention de savoirs certifiés par l'université, ce qui est un peu différent. Et sincèrement il faut savoir à quoi servira de demander une licence via la VAE. On ne la demande pas pour bénéficier de la cat A par exemple. Et le DE infirmier permet déjà de rejoindre des formations universitaires de niveau licence ou master (les écoles cadres ont des partenariats dans ce sens). Jérôme

Renardepiqure

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#4

Renardepiqure

Oui, mais c'est un grade et une reconnaissance de niveau équivalent, pas une licence certifiant de contenus disciplinaires en sciences infirmières! Dans quelle catégorie internationale de l'enseignement (ISCED-CITE)se trouvent les diplômes français en soins infirmiers?

barney

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#3

On l'aura...

...d'ici une vingtaine d'année, faut pas vous inquiéter, on est si bien défendus par l'oni et les syndicats...

lioneltr

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#2

pas prevu

je me suis demandé la meme chose !
a mon avis , on peut aller se rhabiller

johnjohn68

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1 commentaires

#1

et pour les autres ?

quand est-il pour les IDE déjà diplômés ?