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Les infirmières à l'université : le SIDIIEF fait campagne !

Cet article fait partie du dossier :

Exercice international

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Le Secrétariat international des infirmières et infirmiers de l'espace francophone (SIDIIEF) rend aujourd'hui public son mémoire intitulé « La formation universitaire des infirmières et infirmiers, une réponse aux défis des systèmes de santé. » La finalité est d’expliquer pourquoi les infirmières et les infirmiers doivent avoir accès à la formation universitaire de 1er, 2e et 3e cycles en sciences infirmières.

universitarisation etudes infirmieres sidiiefPour le SIDIIEF, en effet, « l’expertise infirmière est l’une des conditions d’une réponse adéquate aux défis de santé du XXIe siècle ». Le document de synthèse qu'il propose, à la fois factuel, synthétique et projectif, sera « utile », tant en Afrique, en Europe qu’en Amérique et servira ainsi aux organisations dans leurs démarches de représentation.

L'idée de ce travail de fond s'était imposée lors du IVe Congrès mondial du SIDIIEF, en juin 2009, à Marrakech, qui réunissait 1400 infirmières d’au moins 25 pays de la francophonie. Il était en effet nécessaire d'adopter une position officielle sur les enjeux de la formation infirmière universitaire dans une filière complète en sciences infirmières dans les pays de la francophonie. Pour le SIDIIEF, « plusieurs pays ont fait état des disparités et iniquités dans l’accès au savoir infirmier, ce qui compromet leur capacité à contribuer à l’amélioration de la santé, de la sécurité du public, de la qualité des soins et au renouvellement des pratiques cliniques ».

Le SIDIIEF réaffirme ainsi que les infirmières et les infirmiers sont « une force vive de tous les systèmes de santé dans le monde et que leurs actions sont nécessaires pour élever le niveau de santé des populations, condition essentielle au développement des communautés locales ». Ainsi, l’accès aux savoirs dans un contexte d’explosion des connaissances apparaît « comme un élément-clé pour assurer à la profession infirmière les compétences nécessaires pour demeurer une soignante de premier plan auprès des populations ». D'ailleurs, de nombreux avis d’experts, rapports de commissions et recommandations convergent vers une transformation de la formation infirmière pour que les soins de santé soient adaptés aux nouvelles réalités de santé.

Dans son mémoire qui vise à « presser les gouvernements concernés à agir », le SIDIIEF recommande :

  • d’instaurer un système d’enseignement universitaire couvrant les 1er, 2e et 3e cycles d’études en sciences infirmières;
  • de statuer sur le niveau universitaire de bachelier/bachelor/licence en sciences infirmières comme condition d’entrée à la profession infirmière;
  • d’inviter l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) à soutenir prioritairement les pays d’Afrique par des mécanismes de coopération institutionnelle, nationale, intra et inter régionale, visant à mettre en place la formation universitaire en sciences infirmières.

L'assemblée générale du SIDIIEF, à Genève, en mai 2012, dans le cadre du 5e congrès mondial culminera vers une déclaration historique sur l'universitarisation de la formation et l'accès à un cursus disciplinaire en sciences infirmières de 1er, 2e et 3e cycles pour tous les pays de la francophonie. « L'engagement et l'implication de tous garantiront le succès de ce positionnement sans précédent. » conclut le secrétariat francophone.

Document en version intégrale originale en français

Bernadette FABREGAS
Rédactrice en chef IZEOS
bernadette.fabregas@izeos.com

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Commentaires (20)

loulic

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258 commentaires

#20

des paroles, des paroles ...

Les médecins de différentes spé se méprisent déjà entre eux, vous croyez vraiment qu'un cursus universitaire va changer quelque chose dans la perception qu'ils ont des infirmiers ?

Les IADE et les MAR ont déjà une culture commune.

Effectivement pas la peine d'essayer de me convaincre, mais les infirmiers se sont deja fait avoir sur le LMD et sur la catégorie A par les beaux discours des "forces vives", j'estime donc licite de leur donner un autre son de cloche que celui tout beau tout gentil que le SIDIIEF et les autres groupuscule leur servent à longueur de promesses.

jjland83

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#19

Culture commune

Je ne suis pas du tout de votre avis sur la notion de culture commune. Le jour où les IADE et les MAR auront des troncs communs de formation, vous noterez, je le souhaite pour vous, une considération différente des uns et des autres. Il y a une sérieuse différence entre "apprendre ensemble" et "apprendre de".
Ne parlons pas d'une première année commune qui n'est rien d'autre qu'une classe préparatoire où il faut battre son voisin pour être mieux classé. C'est le principe du concours universitaire qui n'existe pas soit disant.
Suivez un DU avec des médecins, des kinés, ou autres et vous verrez qu'une formation commune crée des liens intéressants et très différents des liens classiques plutôt hiérarchiques.
Mais bon, je ne vais pas essayer de vous convaincre et je pense qu'il faut laisser la place ici à d'autres internautes. On peut poursuivre l'échange en MP.

loulic

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258 commentaires

#18

Un exemple :

Il y a autant de detestation, d'amour, d'affinité, de méfiance, ... entre les MAR et les IADE qu'entre les SF et les gynécos.

L'universiarisation de la filière SF n'y change rien. Ce n'est pas le chemin par lequel on y parvient qui compte, c'est le métier en lui même et la définition de nos compétences. La culture commune existe déjà, être sous tous sous l'égide de la fac ne forge pas de liens particuliers entre professionnels.

Il n'y a pas plus de lien entre kiné et un dentiste qui ont suivi une première année commune qu'entre un boucher charcutier et son voisin qui vend des godasses. Le mythe d'une première année commune féderatrice est un reve d'infirmière frustrée de ne pas être reconnus par les médecins


Quant à l'anglais il est utile évidement, ce qui est débile c'est quand l'enseignement de l'anglais ( ou d'autres matières) grève la formation en anesthésie des IADE.

jjland83

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262 commentaires

#17

On y vient...

Vous avez raison, la profession ne peut pas revendiquer plus de reconnaissance si dans le même temps elle se cantonne à se définir comme une simple exécutante.
La culture commune n'est pas un fantasme. C'est mis en avant tous les jours. C'est ce qui fait que les gens de métiers différents se comprennent plus facilement et travaillent mieux ensemble. Le binome médecin/infirmier qu'on vante partout est loin d'être une réalité partout. Je ne dis pas que l'université va résoudre le problème, mais ça évitera pas mal d'incompréhensions.
De l'anglais dans les formations ? Vous qui êtes IADE, dans les publications professionnelles, on y trouve plus de français ou d'anglais ? Ce n'est pas donc pas inutile. Et surtout l'anglais est une matière imposée dans toutes les filières universitaires.
Les spécialisations se créent toutes seules. Et des infirmières expertes on en trouve. Dommage qu'elles ne trouvent pas le diplôme qui va avec l'expérience. On a bien une spé pour les enfants, pourquoi rien pour les plus anciens ? Les AS ont une spé gériatrie, pourquoi les IDE n'en aurait pas ?

loulic

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#16

Mais encore ?

Mais je ne revendique pas ce statut ! Christian Troy n'est même pas infirmier (je crois). Par contre c'est ce qui ressort de plus en plus souvent des discours des forces vives : l'infirmière au chevet du patient n'est qu'une executante. Contrairement à eux évidement qui "pensent" (à quoi, on se le demande).

Et les perspectives nouvelles comme vous dites ne sont pour l'instant que des réponses aux lobbies médicaux qui veulent se débarrasser d'une partie de leurs attributions.

De surcroit ça ne concernerait qu'un tout petit nombre d'infirmière. Merci la perspective : faire ce dont les médecins ne veulent plus.

Ce qui pose souci dans la masterisation ce n'est pas la "culture commune" que vous fantasmez, c'est la forme de l'enseignement (directeur scientifique, durée de stage, ...) et des amenagement dans le fond (le MESR veut rajouter par exemple de l'anthropo et de l'anglais aux IADE ...).

Mais plus compliqué, le MESR a des exigence qui remettent en cause la formation même d' anesthésie des IADE. Donc ils nous proposent un master certes, mais nous devons nous battre pour garder nos compétences en anesthésie et notre métier ! Ubuesque.

Faut il passer par la fac pour créer de nouvelles spé ? Faut il créer de nouvelles spé d'ailleurs ?

On va faire quoi avec une infirmière gériatre dans des maisons de retraite avec une infirmière pour 100 patients ?

jjland83

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#15

Qui est déconnecté ?

Qui se charge de former les professions médicales ? Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche. Qui se charge de former des infirmiers ? Le Ministère de la santé. Et ce n'est pas la future L1 paramédicale où sera exclu la formation infirmière qui va changer les choses. Pour faire simple, c'est tout sauf faciliter un langage et une culture commune. Et c'est bien ce qui pose souci dans les échanges actuels en vue de créer les spécialisations au niveau master.
Comment ouvrir des perspectives de carrière nouvelles si vous ne commencez pas par intégrer le dispositif de formation qui est le plus ouvert et surtout commun. Des masters pour se spécialiser dans la prise en charge de patients en gériatrie, en psychiatrie, en cardiologie, en hémo-dialyse, ... pourquoi pas, en formation initiale ou via la VAE. Ca nous changera de l'infirmière simple exécutante que certains revendiquent.

loulic

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#14

et on réinvente l'eau tiede

"Ce qui supposera des partages étroits de connaissances, un langage commun, des passerelles de métier à métier,"

C'est déjà le cas

"mais ne les priver pas d'une filière universitaire qui élargira sérieusement les perspectives de carrière "


Il y a déjà des perspectives de carrières, la priorité est elle d'en ouvrir d'autres ? Surtout quand la priorité de Hénart et consort est de dégager du temps médical.

jjland83

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#12

???

On peut m'accuser d'être déconnecté de la réalité, mais il y en a d'autre. Christian_troy, restez un simple exécutant si ça vous plaît. Votre vision de la profession infirmière est effrayante. Le diagnostic médical est un acte médical, pourquoi voulez-vous que l'IDE devienne médecin. Là n'est pas le problème. Au passage le droit de prescrire pour les IDE est ouvert dans certains domaines et il ne s'agit donc pas d'être exécutant comme vous le croyez. Arrêtez vite votre formation infirmière pour ne pas devenir fantoche ou alors admettez que vous venez ici pour écrire des blagues... qui ne sont pas drôles.

loulic

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#13

simple executant ?

Christian vous êtes infirmier ?

Parce que vous avez une vision particulièrement reduite de ce métier. Le but ultime d'une profession de santé est elle de se rapprocher du rôle du médecin sans l'atteindre ?

Pour les décerebrés je m'excuse, j'aurai plutôt du utiliser le terme d'incapables ou de petits politiciens, c'est plus proche de la réalité.

christian_troy

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#11

pas d'accord

Je vous cite jjland83:
" L'universitarisation de la filière infirmière doit amener dans les prochaines années à ne justement plus considérer l'infirmier comme un simple executant de gestes techniques"

Même avec l'universitarisation , la reconnaissance a Bac +3 ,l'infirmier restera, de facto un simple exécutant , a t'on le droit de faire un diagnostique médical? De prescrire n'importe quel médicament et examen para-clinique,et j'irai même beaucoup plus loin avec les nouveaux métiers que prévoit de créer le gouvernement (entre l'infirmier et le médecin) l'infirmier n'aura plus qu'un rôle fantoche.

jjland83

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#10

?

Allez expliquer que la France se retire des accords de Bologne. En attendant TOUTES les professions, santé ou non, ont été revues dans leur présentation, leurs formations, leur reclassement dans une grille européenne.
Toutes les professions médicales en France sont universitaires. On a même créé un niveau licence en filière médecine. Et bien demain toutes les formations des professionnels de santé seront universitaires. Ce qui supposera des partages étroits de connaissances, un langage commun, des passerelles de métier à métier, bref, je fais court, mais c'est bien plus qu'une question de prestige.
Que les IDE aient besoin de reconnaissance salariale ou de moyens, certes oui, mais ne les priver pas d'une filière universitaire qui élargira sérieusement les perspectives de carrière et rassurez-vous les décérébrés de la FNESI (selon vos propres mots bien malheureux) en profiteront. Rien que pour la formation, la logistique permise par le statut d'étudiant universitaire est un sacré plus pour l'étudiant et c'est loin d'être pleinement acquis.

loulic

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#9

reconnaissance ?

Je ne vois pas en quoi l'universiarisation de la filière apportera automatiquement la reconnaissance de la profession.

Cette universiarisation change t'elle notre métier ou le contenu de la formation ?

On est dans la pensée magique où la fac est le nirvana de la formation. La fac c'est le prestige !

Vous trouvez prestigieux d'avoir une licence de lettre moderne par exemple ?

Il y a pourtant de nombreuses formations valorisées qui n'ont aucun rapport avec la fac et qui débouchent sur des professions reconnues.


Ce n'est pas d'un grade quelconque et inutile dont ont besoin les infirmiers, ce sont des moyens humains et matériels et d'un salaire en adéquation avec leur responsabilité.

La reconnaissance c'est quoi ? Pouvoir dire lors d'un diner en ville qu'on a un bac + 3 ou + 10 ? Ou gagner un salaire qui soit en rapport avec les responsabilités qui nous incombent ?

jjland83

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#8

Ne pas se tromper de profession

Personne ne dit qu'être technicien est dévalorisant. On, et je en particulier, vous dit qu'on ne parle pas du même métier. On est capable, en France, de former de façon tout a fait légale des personnels à des actes techniques soignants en un peu plus d'une centaine d'heures. Ca s'appelle les formations médicales de niveau II ou III pour les gens de mer. Ca n'a donc rien à voir avec la formation infirmière qui débouche depuis toujours sur un Diplôme d'Etat sanctionnant un parcours de formation à la fois pratique et théorique. L'universitarisation de la filière infirmière doit amener dans les prochaines années à ne justement plus considérer l'infirmier comme un simple executant de gestes techniques. Alors si même les infirmiers, que vous êtes ou serez, réduisent leur profession à cela, ne cherchez pas plus loin votre manque de reconnaissance.

loulic

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#7

deux semaines ?

les étudiants en médecine ont un peu plus que quinze jours de formation avant d'être autorisé à pratiquer des soins infirmiers.

Ils ne sont autorisés à exercer comme infirmiers qu'à partir de leur quatrieme année, et uniquement durant la durée de leurs études.

Les infirmiers ne mettent pas 3 ans à apprendre les "soins infirmiers" contrairement à ce que vous pouvez penser et à la vision de technicien que vous avez de leur profession.

christian_troy

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#6

15 jours

"on pourrait former des IDE en 15 jours"

Ce n'est pas ce qu'on fait avec les étudiant(e)s en médecine?Ils mettent 3 ans a apprendre les soins infirmier?.Et puis il n'y a aucune honte a être un technicien, je ne vois vraiment pas ou est le problème ceux qui veulent intégrer une filière un peu plus intellectuel sont libre de changer de voie.

jjland83

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#5

????

Décérébrés de la FNESI ? Ils apprécieront. Non, vraiment, j'ai peur que votre caricature soit à côté de la plaque. Certes la notion de Bac+3 n'a pas de sens en soi, et encore moins dans le système européen, mais elle symbolisait l'idée qu'une IDE et son diplôme d'Etat ne pouvait prétendre à des filières nécessitant un niveau licence (filières universitaires, concours divers et variés). Et ce niveau licence apportera demain bien des ouvertures : passerelles, Erasmus, spécialisations, ...
Dire que la biochimie est un enseignement exotique... ou réduire la profession infirmière à un rôle de technicien est sacrément réducteur. Avec ce type de discours on pourrait former des IDE en 15 jours. On peut se passer de théorie, d'anatomie compliquée, de physiologie, de pharmacologie, de biologie, d'histoire de la profession, et globalement de toutes ces UE compliquées... Soyons sérieux.
A se demander si la lecture du document complet du SIDIIEF à été réalisée.

loulic

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#4

Vive la Fac !

Je ne suis pas contre l'universiarisation de la filière. Ni contre une licence, un master, et un doctorat pour les infirmiers. Je ne suis surement pas qu'un technicien, et la recherche infirmière est porteuse de promesses.

Encore faut il que ça ait un sens, et que ça apporte quelque chose à la profession, au professionnel, au système de santé et au patient.

Si c'est juste pour faire joli dans mon salon, ça n'a strictement aucun intérêt. Or ici c'est bien ce que je reproche au SIDIIEF qui, comme vous JJland, est completement deconnecté de la vraie vie.

La fameuse revendication bac+3 est une fumisterie, un marché de dupe dans lequel les décerebrés de la FNESI et les autres ont sauté à pieds joints. Le bac + X c'est un truc franco français qui ne rime à rien. La caissière du supermarché aussi elle a un bac+ 3, et on s'en fout.

Le bac + 3 c'est joli, mais ça ne fait pas un professionnel et ça ne rempli pas mon frigo.

christian_troy

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#3

titre de noblesse

Moi , je suis d'accord avec Loulic , la SIDIIEF n'a que le mot universitarisation a la bouche , ces gens là veulent des licences des masters et des doctorats juste pour faire valoir leur "titre de noblesse" ca n'apporte strictement rien à la profession, l'exemple le plus frappant dans cette histoire de réforme c'est l'introduction de la biochimie qui ne sert strictement à rien quand vous êtes en situation de travail (c'est a ce demander comment nos anciennes infirmières faisait, avant ,sans cette matière) qu'on ce concentre sur les calculs de dose non maitrisé en 3eme année et sur l'essentiel ,on est des techniciens avant tout ,les étudiants en soins infirmier n'ont pas besoin d'avoir des cours "exotiques" de biochimie.Et puis qui dit universitarisation dit suppression des IFSI avec le folklore du concours et direction les facultés des sciences humaines.

jjland83

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#2

Dommage

C'est dommage de remettre en question le principe de l'universitarisation de la formation infirmière.
D'une part il s'agit d'une demande de reconnaissance à Bac+3 exprimée maintes fois et depuis longtemps par des IDE. Au passage les étudiants au travers de la FNESI se battent pour obtenir les mêmes avantages que les étudiants universitaires, ce n'est pas encore gagné, mais c'est en bonne voie grâce à cette licence que vous trouvez débile.
Et plus important encore il s'agit d'un impératif européen que la France a bien tardé à mettre en place. Ce n'est pas une recherche d'indépendance qui a mené cette réforme. Tous les diplômes professionnels européens ont été reclassés dans une grille de correspondance, ne prenant pas en compte le temps de formation, mais le niveau d'autonomie professionnelle atteint en fin de formation. Dans les échanges internationaux et particulièrement européens, une infirmière c'est un grade de licence et tout le monde sait ce que c'est. Ca a l'avantage aussi de laisser imaginer une filière universitaire infirmière, qui existe dans bien d'autres pays. A nous de trouver en France l'équilibre entre la filière médicale et une filière sciences humaines. Ca prendra du temps. Pour avoir rencontré une doctoresse infirmière directrice d'une université médicale formant infirmiers et médecins notamment, je me dis qu'on a une toute petite longueur de retard dans la vision de la santé ou du monde médical et la notion de collaboration (en Tchéquie en 2009). En France c'est impensable.
Je ne saisis pas la notion de frustration. Que vous soyez IDE avec ou sans licence vous restez d'abord une IDE. Quant à l'idée que la recherche ne se ferait pas au chevet du patient, c'est mal connaître tous les laboratoires de recherche à l'université qui sont en lien direct avec le terrain. Les mémoires de fin d'études infirmières du nouveau programme sont bien des initiations à la recherche basées sur des problématiques soignantes de terrain. La petite différence avec les TFE ou mémoires précédents est le regard universitaires sur ces travaux, donc une rigueur supplémentaire, qui incitera peut-être les IDE à publier davantage. A ce jour, peu d'IDE publient en France. Les master prévus pour les spécialisations conservent l'idée d'une part théorique universitaire équilibrée avec une part de stages pratiques, il ne s'agit pas de sortir du milieu du soin.
Mais comme on m'a déjà répondu sur ce forum, certains préfèrent être dirigés par des médecins plutôt que par des infirmiers, considérant peut-être que l'IDE n'est qu'un éxécutant. C'est une vision que je ne partage pas.

loulic

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#1

Encore et toujours le même discours creux

(je sais on va me dire que je rale encore et toujours, et toujours pour la même chose)

Quels ont ces fameux défis et ces nouveaux besoins ? En quoi une filière universitaire est elle plus adaptée à la formation des infirmières qu'une autre ?

Qu'est ce que cette filière universitaire et ces niveaux universitaires vont apporter à la profession ?

Ce sont les mêmes qui veulent à la fois démédicaliser totalement la filière infirmière et qui ont réussi le tour de force de faire sombrer les IFSI dans le giron des facs de médecine ! Contre un grade licence débile et aussi inutile que navrant.

Bravo, tout ça au nom de l'indépendance de la profession.

Moi je ne vois dans ces beaux discours que la frustration de n'être "que" des infirmières.

On peut être infirmière, soignante au chevet du malade, et faire de la recherche. Et cette recherche peut se faire dans le champ médical. La médecine n'appartient pas aux médecins.

Et l'universiarisation de la filière infirmière est une boite de pandore dont il faut se méfier avant que de se précipiter pour s'extraire du milieu des soins.