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Les infirmiers anesthésistes manifestent à Paris dans un climat tendu et obtiennent l'ouverture de discussions, selon le SNIA

Un peu plus d'un millier d'infirmiers anesthésistes ont manifesté mardi dans les rues de Paris pour réclamer la reconnaissance du grade master pour leur spécialité et une revalorisation indemnitaire, dans un climat tendu marqué par quelques échauffourées, a-t-on appris auprès du vice-président du Syndicat national des infirmiers anesthésistes (SNIA).

Les infirmiers anesthésistes, "qui ont fait prendre conscience de leur détermination" aux représentants du ministère, ont obtenu l'ouverture de discussions avec les membres du cabinet de la ministre de la santé le lundi 10 mai, a déclaré à l'APM Pascal Rod, vice-président du SNIA.

Partis de la gare Montparnasse en fin de matinée, entre 950 (selon la préfecture) et 1.500 (selon le SNIA) infirmiers anesthésistes ont manifesté pour la troisième fois (après les 11 et 30 mars) et se sont rendus devant le ministère de la santé, où une délégation a été reçue en début d'après-midi.

Mais des oeufs lancés sur la façade du ministère ont perturbé la rencontre entre les représentants syndicaux et les représentants du ministère, a expliqué Pascal Rod.

Selon le responsable syndical, le climat s'est tendu davantage encore lorsque les représentants du ministère ont refusé de remettre à la délégation un courrier, qui serait déjà prêt, dans lequel le ministère de la santé s'engagerait par écrit à reconnaître le principe de discussions pour l'obtention du grade de master pour la spécialité et une revalorisation indemnitaire.

 

 

"Des échauffourées ont alors éclaté à l'extérieur et quelques barrières ont sauté", nécessitant l'intervention des CRS, a expliqué Pascal Rod, ajoutant que les manifestants "ne voulaient pas se contenter de promesses uniquement orales".

Le ministère de la santé se serait finalement engagé à envoyer "dès mercredi" aux organisations syndicales ce courrier, qui évoquerait le principe d'une "finalisation de la masterisation [de la spécialité] avant décembre" et également le lancement de travaux "sur une revalorisation indemnitaire ou indiciaire" à partir de la mise en place de ce master ainsi que des travaux sur "la pénibilité", selon Pascal Rod.

"Le ministère est déterminé à maintenir notre spécificité [au sein de la profession infirmière] et à renforcer notre exercice", a constaté le représentant syndical.

Le ministère de la santé n'a pas pu être joint par l'APM.

Sous l'égide de la direction générale de l'offre de soins (DGOS), les infirmiers anesthésistes ont abouti le 27 avril à un consensus sur les travaux visant à définir des pratiques avancées et devraient engager de nouveaux travaux sur la formation à partir de juin.

 

 

Le mouvement, déjà soutenu par les médecins du Syndicat national des praticiens hospitaliers en anesthésie réanimation élargi (SNPHAR-E) a également reçu le soutien du Syndicat des médecins anesthésistes-réanimateurs non universitaires (Smarnu) qui s'est déclaré "solidaire de l'exigence de reconnaissance du niveau d'études des infirmiers anesthésistes et (...) soucieux de la préservation de leur compétences spécifiques", dans un communiqué publié lundi.

Le Smarnu considère toutefois qu'il ne faut pas faire "l'amalgame" entre "masterisation" et "pratiques avancées", estimant que les infirmiers anesthésistes "ne peuvent en aucun cas se substituer aux médecins anesthésistes de manière autonome et systématique sur des actes techniques dont les risques et les complications potentielles relèveront d'une responsabilité et d'un suivi médical ou des actes relevant d'une compétence médicale".

 

 

Les infirmiers anesthésistes estiment qu'ils ont été lésés dans le protocole d'accord relatif à la réforme LMD (licence-master-doctorat) et que leur revalorisation salariale s'avère inférieure à celle accordée aux infirmiers diplômés d'Etat (IDE) et aux autres spécialités infirmières, rappelle-t-on.

Le SNIA avait également appelé à un mouvement de grève des infirmiers anesthésistes dans les établissements hospitaliers

 

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Commentaires (5)

tchouny

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2 commentaires

#5

Et nous...

Bravo aux IADE de faire valoir leur droit. Ils/Elles se battent pour obtenir reconnaissance de leur statut! Et les IBODE...quand allons nous nous remuer!!

barney

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127 commentaires

#4

Bravo les IADE !!!

Pareil que mes confrères et consœurs !

Et nous, quand-est-ce que nous nous bougeons ?

ET les syndicats, on ne vous paie pas à flemmarder, mince alors !

migraine

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75 commentaires

#3

à quand notre mobilisation ??

oui bravo les IADE !

mais les IDE de base, elles bougent quand ??

laetitiau

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1 commentaires

#2

bravo les IADE

A 100% avec vous les IADE

zeb24

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53 commentaires

#1

Bravo les IADE !

Enfin une profession qui se bat pour se en quoi elle croit et pour mettre en avant et faire reconnaître ses compétences !
La pression monte de plus en plus. A chaque rassemblement, cela avance.
J'entends que beaucoup de blocs sont toujours bloqués par les IADE qui poursuivent la grève, c'est la bonne méthode.
Détermination, courage, persévérance, et fermeté !
Je suis fier de vous !