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Les nouvelles formes de coopération entre professionnels de santé restent peu développées

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Coopérations interprofessionnelles

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Les nouvelles formes de coopération entre professionnels de santé restent peu développées, étant freinées par une procédure complexe, ont constaté Danielle Cadet, coordonnatrice générale des soins de l'hôpital Lariboisière-Fernand Widal à Paris (AP-HP), et Patrick Chamboredon, président interrégional de l'Ordre infirmier Paca-Corse, lors des premières universités d'été de la performance en santé qui se sont déroulées les 16 et 17 septembre 2011 à Avignon.

cooperation interprofessionnelle medecin infirmiereCes universités étaient organisées par l'Agence nationale d'appui à la performance des établissements de santé et médico-sociaux (Anap). Danielle Cadet et Patrick Chamboredon sont intervenus au cours d'un des "ateliers de prospective".

L'article 51 de la loi Hôpital, patients, santé, territoires (HPST) de juillet 2009 a prévu de nouvelles formes de coopération entre professionnels de santé, notamment pour effectuer des actes à titre dérogatoire dans le cadre de protocoles validés par la Haute autorité de santé (HAS) et autorisés par les agences régionales de santé (ARS).

Ces protocoles visent à étendre le champ d'intervention, par exemple d'infirmiers en leur déléguant de manière expérimentale de nouveaux actes techniques jusqu'ici réservés au seul champ médical, sous forme de prescriptions et après une formation adaptée, a rappelé Patrick Chamboredon.

Sur les neuf protocoles sur lesquels l'Ordre infirmier a été saisi, seul un a été validé par la HAS puis signé par une ARS, a-t-il constaté en faisant référence au protocole signé en Paca (Provence-Alpes-Côte-d'Azur) sur la pratique de myélogrammes par des infirmiers formés à la place d'oncologues.
"Tout n'est pas négatif" dans la mesure où de tels protocoles peuvent apporter une valorisation à des actes réalisés par des infirmiers dans les domaines de la prévention, du dépistage ou du suivi des patients chroniques, a-t-il souligné.

Le premier bilan du protocole signé en Paca montre aussi que cela permet de promouvoir des compétences partagées et des pratiques collaboratives qui s'adaptent en fonction des besoins de santé de la population et permettent un accès au traitement plus efficient, a-t-il ajouté.

Mais la procédure prévue pour l'élaboration de ces protocoles présente des limites dans la mesure où il est difficile pour les acteurs, médecins comme infirmiers, de faire la distinction entre ce qui relève du droit commun de l'infirmier et de ce qui relèvera de l'acte dérogatoire, a souligné Patrick Chamboredon en précisant que les infirmiers "connaissent très mal les textes qui régissent leur profession".Plusieurs questions restent également posées, comme "comment...

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Commentaires (1)

Haegen

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17 commentaires

#1

et quelle reconnaissance salariale?

si je veux bien me faire à l'idée de ces délégations, quel intêret finacier en retire les IDE? plus de responsabilités = plus de sous, comme disait on ne sais plus qui travailler plus, d'accord mais pour gagner plus