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Les soins infirmiers français oubliés du parlement européen ?

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Formation en ifsi

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La volonté d’améliorer la directive européenne 2005/36 CE afin de simplifier la mobilité professionnelle en Europe peut mal tourner pour les infirmiers européens. Les acteurs du monde infirmier se mobilisent pour faire entendre la voix de nos professionnels et étudiants, et leurs désirs de reconnaissance. Les avancées obtenues dernièrement sont encourageantes pour l’avenir, même si il faut rester vigilant...

commission europeenne directive livre vertLa commission européenne a publié en juin 2011 « un livre vert » afin de stimuler le débat des institutions européennes autour de l’amélioration de la directive 2005/36 CE sur la reconnaissance des qualifications. L'objectif de la proposition de la Commission est d'accroître la mobilité au sein du marché intérieur en simplifiant et en accélérant les procédures de reconnaissance des qualifications professionnelles. Il est question entre autre de la mise en place d’une carte professionnelle européenne et de l’exigence des compétences linguistiques.

Cette directive implique d’introduire une certaine lisibilité dans les diplômes des différentes professions. Il y a donc une discussion sur les mises à jour des exigences de formation minimale pour faciliter la mobilité et en particulier celle de la formation infirmière. Au départ la commission a proposé d’élever le niveau de formation générale requis pour l’entrée en formation de 10 à 12 ans dans le souci de suivre l’évolution du métier d’infirmière et de pallier à l’émergence de nouveaux besoins en santé, mais certains pays en ont décidé autrement.

En France, comment ça se passe ?

La formation en France a évolué tant au niveau du contenu que du temps de formation, mais cela fait plus de 30 ans que le niveau minimal d’entrée en formation est celui du bac. Depuis 2009, nous avons intégré un nouveau référentiel qui respecte le processus de Bologne. Ainsi, nous avons un système comprenant des diplômes facilement lisibles et comparables, des crédits (ECTS), un circuit LMD ainsi que la promotion de la mobilité.

Nous avons une formation à la fois universitaire et professionnalisante. L’étudiant construit progressivement les éléments de sa compétence à travers l’acquisition de connaissances, de savoir-faire et de savoir-être. Il est amené à devenir un praticien autonome, responsable et réflexif, c’est à dire un professionnel capable d’analyser toute situation de santé, de prendre des décisions dans les limites de son rôle et de mener des interventions seul et en équipe...

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Commentaires (2)

jackson

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22 commentaires

#2

et?

et ce serait quoi l'intérêt de porter ces faits à la commission? empêcher des AS avec de l'expérience (et apres avoir passé l'admissibilité) de pouvoir s'inscrire en Formation?? le fait d'avoir le bac peut se traduire par le fait d'avoir un équivalent (DAEU)...à moins que l'idée de monsieur T ici soit de dire que le métier d'infirmiere ne nécessite pas un niveau BAC avant formation?? et puis pourquoi pas diminuer le salaire ou mieux encore permettre des formations moins diplomantes donc moins rémunérées....faudrait demander leur avis aux patients...

christian_troy

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25 commentaires

#1

Hystérie

Contrairement a ce que l'auteur de cet article, en France il n'est pas nécessaire d'avoir le bac (quid des aides soignantes, et des personnes qui ont 5 année d'expériences dans un domaine x ou y...).Nous ne manquerons de faire parvenir ces éléments a la commission.