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Médiateurs en santé mentale : expérience suspendue

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suspension expérimentation médiateurs psychiatrieLes ministères chargés de la santé et des solidarités ont décidé de suspendre l'expérimentation des médiateurs en santé mentale, selon un courrier, dont APM a eu copie, adressé le 15 février 2012 aux syndicats d'agents de la fonction publique hospitalière.

Les sept syndicats d'agents ont écrit et rencontré en janvier 2012 des membres des cabinets des ministres en charge de la santé et des solidarités pour demander l'arrêt de l'expérimentation des médiateurs en santé mentale en raison notamment du coût et de l'insécurité juridique et statutaire des recrutements.

L'intervention de 30 médiateurs en santé mentale dans 15 établissements de trois régions (Nord-Pas-de-Calais, Ile-de-France et Provence-Alpes-Côte d'Azur -Paca) est prévue dans ce projet.

"Soucieux de concilier vos interrogations légitimes avec la nécessité tant d'améliorer la recherche en santé mentale et de protéger l'emploi des personnes recrutées, nous sommes prêts à organiser la suspension de l'expérimentation dans lesquelles elle se déroule de manière à fournir plusieurs garanties indispensables préalables", écrivent les directeurs de cabinet, en réponse aux demandes des syndicats.

Ils proposent d'organiser "des réunions de travail" avec les organisations syndicales pour étudier les "référentiels d'emploi et de formation des médiateurs de santé". L'objectif est aussi de "clarifier la place et les liens de subordination" des médiateurs par rapport à l'établissement de santé dans lequel ils interviennent.Un comité de protection des personnes (CPP) sera saisi pour donner un avis sur cette expérimentation, en particulier sur la protection des participants, la pertinence de cette recherche...

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Commentaires (2)

DoctorL

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1 commentaires

#2

N'ayez crainte..!

Vous qui criez au scandale, sachez que le médiateur de santé mentale vient renforcer une équipe par son expérience et ses compétences dans le domaine de la psychiatrie (et non pas "piquer" un poste). Reconnaître son utilité, n'est ce pas finalement admettre son impuissance dans certaines situations?
Vous qui parlez de respect, comprenez qu'il ne s'agit pas pour le médiateur d'apporter un savoir supérieur ni même équivalent au votre. Il s'agit simplement d'apporter une pierre à l'édifice, dans le plus grand respect des savoirs de chacun.
Cordialement.
ZAZA L.

appelbondy

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1 commentaires

#1

Félicitations d'avoir mis à terre ce projet pervers

Félicitations
je félicite les syndicats infirmiers de s'être ainsi révoltés contre ce projet pervers et d'avoir obtenu sa suspension. il faut absolument continuer et le détruire
je l'avais dénoncé d'emblée dans mes 2 livres :
"Les usagers au secours de la psychiatrie", Erès, 2009
et "Quel accueil pour la folie" Champs social 2011
ainsi que dans des articles dans Médiapart (conte de la folie)
Je savais précisément que la FNAPSY avait été engagée dans une démarche d'évaluation contre son gré et que les promoteurs du projet voulaient en fait se servir d'elle comme caution !!!
Enfin vous la libérez ! Bravo
Le point précis de la perversion était de la part de psychiatres promoteurs de faire croire à quelques usagers que leur expérience "vécue" de la maladie était un "plus" qui les mettait à un niveau de savoir supérieur à celui des soignants, ceci
en s'appuyant sur une philosophie construite aux USA de l'empowerment, le fameux 'rétablissement' venant prendre la place de la guérison et les mettant soit disant à un niveau supérieur aux autres malades et aux soignants;
les promoteurs avaient le culot de dire que ces super-pairs-aidants étant rémunérés (par les hôpitaux ) allaient 'faire le ménage' des 'mauvais services de psychiatrie' et remettre sur les rails les 'soignants de mauvaise qualité'
les usagers étaient ainsi pris dans des filets dont ils ne pouvaient se sortir eux mêmes

Et pourtant les promoteurs étaient arrivés à convaincre l'HAS et obtenir une subvention considérable!, à cette HAS il faut secouer les bretelles !

Je ne suis pas arrivé à convaincre mes collègues, pas même mes amis du collectif des 39 de la gravité du projet, cette gravité touchait en particulier les quelques usagers 'enrôlés' et qui allaient se trouver coincés comme les malheureux "bons malades" de si triste mémoire que nous avons connus dans l'asile

A mon sens non seulement cette expérience se devait d'être arrêtée, mais il faut plus: les promoteurs devraient être condamnés pour abus de confiance, et pour avoir commis une grave faute sur le plan éthique! l'HAS doit être épinglée

la plus grande diffusion doit être faite de votre combat et de sa réussite

Je vous félicite car ce projet allait dans le sens de la loi du 5-7-2011, et aussi du plan de Santé Mentale, méprisant 50 de psychiatrie de secteur, méprisant les équipes et d'abord les infirmiers, et traitant avec mépris les malades-usagers
votre réussite est formidable , c'est le vers mis dans le fruit de ces textes écrit sans respect de l'homme

merci aussi pour les usagers qu'il faut apprendre à respecter

Mais il faudra aller plus loin même si les infirmiers ne sont pas directement concernés : il faut aussi combattre aussi le projet " d'aidants- familiaux" en psychiatrie demandé par les dirigeants de l'UNAFAM (soutenu aussi dans le Plan de santé mentale de janvier), mais pas par la majorité des familles. L'Etat veut ainsi remplacer les soignants par les familles et les rémunérer selon les mêmes idées et avec les mêmes moyens que les médiateurs de santé !!!!!!!!

Bon courage et félicitations
guy Baillon, psychiatre des hôpitaux