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Des personnes âgées évacuées d'une "maison des séniors" pour "manquements graves"

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Le parquet de Montauban a indiqué à l'APM avoir ouvert une enquête le 1er août 2016 sur une "maison des seniors" que la préfecture avait fait évacuer le 28 juillet 2016 à Septfonds (Tarn-et-Garonne) pour cause d'hébergement de personnes dépendantes sans autorisation.

personne âgée lit

Une "maison des seniors" qui fonctionnait sans autorisation fait l'objet d'une enquête judiciaire.

L'enquête a été confiée à la gendarmerie, a ajouté le parquet sans plus de précisions. Les services de l'Etat avaient déposé un signalement au procureur, a-t-on appris le 1er août auprès de Jean-Michel Delvert, secrétaire général de la préfecture de Tarn-et-Garonne.

Sur son site internet, la "Maison des seniors 82", située à une trentaine de kilomètres de Montauban, se décrivait comme une maison de vie avec servicesune alternative à la maison de retraite ou encore une formule de colocation pour personnes âgées et/ou handicapées. Installés sur un beau domaine de deux hectares sur 800 mètres carrés habitables, les seniors colocataires s'aident mutuellement et sont entourés à leur demande de prestataires de services: un auxiliaire de vie, une aide-soignante ainsi qu'un infirmier de leur choix, poursuivait la structure. Elle proposait des tarifs à partir de 1.300 euros par mois pour une chambre double et 1.500 euros pour une chambre simple tout compris (logement, restauration, laverie, animation, rémunération de l'auxiliaire de vie). Des prix nettement inférieurs aux tarifs moyens pratiqués en établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), note-t-on. Ouverte en décembre 2012 sous forme d'une société civile immobilière (SCI), elle hébergeait en colocation 12 personnes de 68 à 95 ans, soit sept femmes et cinq hommes, dont huit [étaient] autonomes, rapportait le quotidien La Dépêche mi-juillet.

A la suite de signalements, la préfecture et le conseil départemental ont diligenté une inspection inopinée, menée le 5 juillet par plusieurs services de l'Etat et coordonnée par l'agence régionale de santé (ARS) Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, a expliqué Jean-Michel Delvert. Des manquements graves produisant une menace sérieuse sur la santé et la sécurité des personnes ont été constatés, selon un communiqué de la préfecture du 28 juillet....

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