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Plus de 5 patients pour 2 IDE accroît la mortalité en soins intensifs

Les rapports entre le nombre de patients et les nombres d'infirmières et de médecins dans les services de soins intensifs sont associés à la mortalité quand ils dépassent des seuils critiques, montre une étude lyonnaise dont les résultats ont été présentés le 23 janvier 2015 lors du congrès annuel de la Société de réanimation de langue française (SRLF) à La Défense, à côté de Paris.

soignantes infirmières chambre patient

Réanimation : plus de cinq patients pour deux infirmiers multiplie la mortalité par 3,5.

Il y a déjà eu de nombreuses études sur l'influence des moyens en personnels soignants sur le risque de décès des patients en soins intensifs, mais elles ont donné des résultats contradictoires, a rappelé Claude Guérin des Hospices civils de Lyon (HCL). Une étude a été conduite dans le CHU lyonnais pour préciser cette question.

L'étude a été réalisée dans huit services de réanimation adulte -médicale et chirurgicale- des HCL, durant un an. Les auteurs ont utilisé les bases de données hospitalières et les plannings de présence des médecins et infirmières. L'étude a porté sur 5 718 patients. Ils ont mis en évidence des seuils, au-dessus desquels le risque de décès des patients augmentait. Pour les infirmières, au-dessus de cinq patients pour deux infirmières, la mortalité était multipliée par 3,5. Pour les médecins, au-dessus de 14 patients par praticien, la mortalité était doublée.

Les périodes durant lesquelles il n'y avait pas assez de personnel étaient principalement les week-ends pour les infirmières et la nuit pour les médecins.

Les chercheurs ont également identifié le turn-over de patients dans le service et le nombre de procédures de maintien de la vie comme des facteurs associés à la mortalité dans les services de réanimation.

La mise en évidence de ces seuils critiques de nombre de patients par rapport aux nombres d'infirmières et de médecins pourrait permettre d'adapter le 'staffing' en temps réel dans les services de réanimation, a estimé Claude Guérin. La charge de travail des personnels devrait aussi être adaptée.

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Commentaires (5)

maindargent

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#5

étude

bonjour, je cherche la référence de l'étude que vous citez dans cet article svp

NOMADIDE

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#4

oui mais

effectivement il y a une loi mais elle est loin d 'être respectée. réponse de la direction lorsque l'on évoque le sujet:
- a chaque réunion avec la DSSI il faut apporter le texte et leur faire re-lire que le texte dit "au moins" 2 IDE pour 5 patients
- en lissant les chiffre taux occupation des lits évidemment, nous on moyenne notre travail!!!
- "c'est comme cela et pas autrement" la DRH en CTE
- quand au 30% de mortalité en réa med on nous dit "arrêtez de vouloir faire pleurer dans les chaumières" (le directeur en CTE)

malgré tout cela, moi j'adore la réa

tactic59100

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#3

???

Ayant fait multiples services diff dont des soins intensifs, oui il manque du personnel partout mais il y a quand mm plus de risque qu'un patient merde à tout moment dans ce genre de service donc oui il nous faut du personnel partout et le ratio n'est pas respecté comme on pourrait le croire

youpivali

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#2

Etude ridicule..............

Tout simplement parce que la loi oblige ces services à respecter un ratio :

Décret n° 2002-466 du 5 avril 2002 relatif aux conditions techniques de fonctionnement auxquelles doivent satisfaire les établissements de santé pour pratiquer les activités de réanimation, de soins intensifs et de surveillance continue et modifiant le code de la santé publique (NOR : MESH0220983D

Ils feraient mieux de s'occuper des "autres" services où là il n'existe aucun ratio et où le citron est pressé jusqu'à la pulpe.

dino

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#1

Tant pis, j'ose...

...bon, on va le faire à la Charlie-Hebdo, puisque c'est tendance : la mortalité augmente lorsqu'il y a moins de personnel ? Super, ça réduit le déficit du régime des retraites.