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La Fédération Hospitalière de France fait le point sur l'épidémie de Covid-19

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Fonction Publique

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A la faveur de son deuxième rendez-vous Covid-19 hebdomadaire, la Fédération Hospitalière de France (FHF) est revenue ce matin sur l'évolution de la situation en France (métropolitaine) depuis le reconfinement. Malgré un frémissement positif timidement ressenti depuis 48h comme en Ile-de-France, les disparités des chiffres sont conséquentes d'un territoire à l'autre, et certains se trouvent toujours en plein coeur d'une vague sévère ; une sévérité constatée par exemple en Bourgogne - Franche-Comté et en région Auvergne - Rhône-Alpes, où 90 transferts de patients sont attendus et 500 à 600 hospitalisations enregistrées chaque jour en ce moment. Toute interprétation hâtive et trop optimiste est donc à bannir. Nous sommes appelés à maintenir la plus grande prudence ; nous ne pouvons ni nous détendre ni baisser la garde, prévient Frédéric Valletoux, Président de la FHF.

Compte-tenu de ces variations, la FHF plaide pour une approche territoriale et une stratégie cohérente du "tester, tracer, isoler" ; elle souhaite tirer les leçons de la première vague et anticiper le déconfinement à venir, sans se laisser surprendre par les difficultés connues précédemment. Mieux : l'espoir d'un vaccin anti-Covid ayant été bruyamment annoncé hier, la Fédération prépare en ce moment-même des recommandations de nature à soutenir une éventuelle campagne vaccinale coordonnée et en assurer la faisabilité. Sur la foi d'une enquête qu'elle a elle-même menée auprès de 160 000 personnels non-médicaux et dont les données ont été arrêtées fin septembre, la FHF assure que les départs ne sont pas massifs, bien que les recrutements demeurent difficiles. Et l'équation n'est pas simple : il faut en même temps priver le moins possible les personnels en poste de leurs congés, limiter la dégradation de la formation des étudiants en soins infirmiers - réquisitionnés en nombre - et faire face à des demandes en progression d'acteur du soins qui, sans projet immédiat particulier, refusent tout simplement de poursuivre leur carrière. Nous avons notamment recruté 30 IADE et IBODE encore en formation pour faire face à la situation, déclare Samule Rouget, le DRH du CHU de Tours, même si nous faisons attention à amputer le moins possible les cursus étudiants et les congés de nos collaborateurs.

Après une stabilisation de l'absentéisme globalement observée entre les deux vagues épidémiques, une tendance haussière s'observe de manière généralisée : + 1 point en moyenne, comparativement à la même période l'an passé, de plus fortes valeurs ayant été relevées en Ehpad. C'est aussi ce qui a été constaté à l'hôpital de Villeneuve - Saint-Georges. Il s'agit d'un marathon et non d'un sprint, décrit Romain Canalis, DRH de l'établissement. Les demandes de départ en retraite se hâtent, et beaucoup moins d'étudiants en soins infirmiers de l'IFSI local déclarent vouloir s'orienter vers la carrière hospitalière, ajoute-t-il. Un manque d'attractivité qu'il faudra regarder en face.

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