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Pour que cessent les violences gynécologiques et obstétricales

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Le Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes a remis, le 29 juin dernier, son rapport « Les actes sexistes durant le suivi gynécologique et obstétrical : des remarques aux violences, la nécessité de reconnaitre, prévenir et condamner le sexisme », à Marlène Schiappa, Secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes. Pour faire du suivi gynécologique et obstétrical des femmes un parcours qui n’entrave ni leurs droits, ni leur autonomie, un parcours sans violence, sans abus, sans écoute, le Haut Conseil à l’Egalité publie ses recommandations.

femme grossesse

L'ampleur de ces violences "atteste du fait qu'il ne s'agit pas de faits isolés et appelle une prise de conscience et une action publique ambitieuse pour les combattre", écrivent les rapporteures de l'enquête.

Depuis plusieurs années, les témoignages de femmes se multiplient dénonçant un suivi gynécologique porteur d’injonctions sexistes, des actes médicaux non nécessaires pendant l’accouchement voire des violences sexuelles dans le cadre du suivi gynécologique et obstétrical. Ces témoignages, partagés sur Twitter, des tumblrs, des blogs ou dans les médias ont notamment émergé, en France, après le lancement du hashtag #PayeTonUtérus, fin 2014, mentionné par plus de 7000 tweets en 24 heures. Les faits dénoncés par les femmes ont été regroupés sous l’appellation « violences gynécologiques et obstétricales », expression, apparue en Amérique latine aux débuts des années 2000, qui a permis de faire émerger une réflexion féministe sur la spécificité des maltraitances subies, par les femmes, dans le cadre de la relation de soins.

Dans ce contexte, la Secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa a saisi en juillet 2017 le Haut Conseil à l’Égalité d’un rapport sur ce sujet, avec pour objectifs de mesurer et objectiver le phénomène en identifiant précisément la nature des problématiques soulevées et de mettre en exergue les différents leviers à mobiliser, autant en termes de besoins de formation des professionnels concernés, que sur l’évolution des pratiques souhaitables dans le suivi gynécologique et obstétrical.

Tout au long de leur vie, les femmes mettent leur corps entre les mains des gynécologues : pratiques contraceptives, recours à l’avortement, grossesse, accouchement, ménopause... Les actes sexistes durant le suivi gynécologique et obstétrical sont des gestes, propos, pratiques et comportements exercés ou omis par un ou plusieurs membres du personnel soignant sur une patiente au cours du suivi gynécologique et obstétrical et qui s’inscrivent dans l’histoire de la médecine gynécologique et...

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