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"La première leçon à tirer du Covid c’est que l’hôpital est une communauté où tout le monde travaille ensemble"

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Epidémiologie

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Martin Hirsch, actuel directeur général de l’Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP), a été auditionné récemment par la Commission des Affaires sociales du Sénat par visioconférence pour évoquer la gestion de la crise sanitaire lors du pic épidémique et un potentiel retour à la "normale" de l’activité hospitalière. Une chose que les soignants ne souhaitent pas forcément car cela referait apparaître les mêmes tensions dénoncées avant la pandémie.

"Les équipes se sont mobilisées sans aucune réserve. Cela et l’arrivée de nombreux renforts a été décisif".

Auditionné par les sénateurs, le directeur général de l’AP-HP Martin Hirsch évoque la gestion de la crise dans les établissements parisiens, le dévouement des équipes et surtout comment doit être envisagé l’avenir de l’hôpital. En effet, celui-ci décrit le nombre important de patients atteints du Covid qui ont afflué en réanimation, mais surtout la mobilisation remarquable des professionnels de santé, ceux des services comme ceux qui sont arrivés en renfort, étudiants comme retraités. Il a également souligné ce que sont, pour lui, les principales leçons à tirer de la crise provoquée par le nouveau coronavirus. Comment imaginer l’hôpital autrement au moment où des soignants décrivent un retour à l’anormale normalité ?

De manière générale, la crise sanitaire a mis les personnels de l’AP-HP à rude épreuve. Au 13 mai nous avions pris en charge 14 074 patients Covid dont environ 3 000 ont été en réanimation, ce qui représente une proportion très importante, informe Martin Hirsch en introduction. La période la plus éprouvante a été, sans surprise, la fin de la première semaine d’avril celle où nous avions le plus de patients en réanimation. Depuis, ce chiffre a diminué de moitié en un mois mais la décroissance est lente.  

 Environ 60 000 patients ont été suivis à domicile Une organisation différente, une mobilisation extraordinaire Selon le directeur général de l’AP-HP, le nombre limité de lits de réanimation n’a pas été un facteur de perte de chance pour les patients et n’a pas joué en tout cas de manière significative sur la mortalité. La première semaine d’avril, nous avons continué à ouvrir des lits. C’était une période...

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