INFOS ET ACTUALITES

"Prendre soin de ceux qui nous soignent"... l'engagement d'Agnès Buzyn

par .

Cet article fait partie du dossier:

Médecin

    Précédent Suivant

Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, réaffirme son ambition d'améliorer la qualité de vie au travail des professionnels de santé et médico-sociaux, quel que soit leur lieu d'exercice, en installant un "observatoire" dédié. La mise en place de cet observatoire devrait rendre plus concrète l'ambition gouvernementale de "Prendre soin de ceux qui nous soignent".

infirmière, qualité de vie, travail

La mise en place de cet observatoire devrait rendre plus concrète l'ambition gouvernementale de "Prendre soin de ceux qui nous soignent".

Rappelons qu'annoncée en octobre 2016, la stratégie nationale d'amélioration de la qualité de vie au travail des professionnels de santé a été lancée le 5 décembre 2016 par Marisol Touraine, alors ministre des Affaires sociales et de la Santé afin de répondre aux évolutions liées au monde de la santé et améliorer le quotidien des professionnels. Cette stratégie s'était alors déployée en deux temps : un premier volet pour les soignants exerçant au sein des établissements sanitaires et médico-sociaux et un second volet dévoilé début 2017 concernant les professionnels de santé exerçant en ambulatoire et en libéral afin de répondre au mieux aux spécificités de leur exercice.

La qualité de vie au travail a de fortes incidences sur la façon de vivre son métier de soignant, de l'apprécier, d'en être fier, de se l'approprier, de s'y sentir bien... et de ne pas le quitter...

Dès son arrivée aux affaires en mai 2017, Agnès Buzyn a réaffirmé son engagement en faveur de la poursuite de cette stratégie afin de mieux prendre en compte les difficultés liées aux missions de soin, les objectiver et prendre des mesures ad hoc afin de les prévenir ; les mots souffrance au travail, épuisement, burn out, perte de repères et de valeurs, suicides... résonnant trop souvent avec les ressentis exprimés par les professionnels de santé. En effet, les nouvelles organisations hospitalières, le trop fameux "hôpital-entreprise", conduisent à déshumaniser le travail et l'institution peut devenir maltraitante envers ses salariés. De fait, la mise en place de cet observatoire devrait rendre plus concrète l'ambition gouvernementale de "Prendre soin de ceux qui nous soignent". L'installation de cet observatoire a été l’occasion pour Agnès Buzyn de rappeler, une fois encore, son attachement à la qualité de vie au travail des professionnels de santé, et les attentes placées dans les travaux qu'il sera amené à conduire.

Cet observatoire pour la qualité de vie au travail des professionnels de santé se veut au service d'un enjeu majeur pour les professionnels du système de santé et pour ses usagers.

L’observatoire, sous la présidence du Dr Philippe Colombat, chef du pôle cancérologie-urologie du CHRU de Tours et connu pour ses travaux sur le management participatif et la conduite du changement se définit à ce titre comme un centre de ressources ayant vocation à recueillir et à capitaliser sur les données existantes en matière de qualité de vie au travail et à diffuser les sources d’information, les outils pratiques, les initiatives innovantes et probantes, nationales comme régionales. Les membres de l'observatoire, au nombre de 12, sont des professionnels de santé ou des universitaires reconnus pour leur engagement dans le champ des ressources humaines et des conditions de travail. Selon le communiqué du ministère des Solidarités et de la Santé, leur expertise couvre l’ensemble des thèmes prioritaires de la QVT : sécurité des soins, médecine du travail, addictions, exercice ambulatoire, secteur médico-social, attractivité des personnels, parcours des étudiants en santé, psychologie au travail, management, formation et prise en compte des enjeux de transformation du système de santé. L’observatoire travaillera de façon rapprochée et en cohérence avec la direction générale de l’offre de soins (DGOS), la direction générale de la cohésion sociale (DGCS) et l’agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (ANACT). 

Les thématiques prioritaires de réflexion ainsi que les modalités de fonctionnement des groupes de travail, dans la volonté affirmée d’être ouverts aux acteurs de terrain et concrets dans les contributions qui seront produites, devraient être définies d'ici la rentrée. Agnès Buzyn a indiqué qu'elle souhaitait être tenue régulièrement informée des réflexions de l’observatoire.

Soigner les soignants : la clé de leur longévité...

A l'occasion de la diffusion du documentaire "Infirmières à coeur ouvert" le 3 juillet dernier sur la chaîne parlementaire, nous avons pu constater combien les conditions d'exercice des infirmier(e)s tendaient à se dégrader et combien leur engagement à soigner dans de meilleurs conditions et dans le respect de leurs valeurs professionnelles influaient considérablement sur l'expression de leur qualité de vie au travail mais aussi personnelle. Alors oui, il faut que le Gouvernement garde en tête un objectif prioritaire, celui d'améliorer le quotidien des personnels, de leur redonner la fierté du travail bien fait. Parce que l'excellence de la prise en charge des patients dépend, pour beaucoup, de la qualité de vie de ceux qui les soignent.

Creative Commons License

Bernadette FABREGASRédactrice en chef Infirmiers.combernadette.fabregas@infirmiers.com @FabregasBern

Retour au sommaire du dossier Médecin

Commentaires (4)

test105518

Avatar de l'utilisateur

2 commentaires

#4

du vent

Quid des revendications de ces derniers mois augmentation des quotas de personnel ? ah bon ? ??..Silence
difficultés de plus en plus présentes pour recruter du personnel ...
Omerta encore et toujours sur la souffrance et la maltraitance subies par des soignants médicaux et ou para médicaux et exercées par des soignants "séniors" qui devraient être bienveillants mais qui exercent un chantage sur les "apprenants ( chantage de ne te valider le stage si tu te plains ..tu es là pour bosser , tu feras une garde en plus ce WE ..... De mon temps, on trimait bien plus ..et on la fermait ), il n'y a qu'à lire les rapports de certains syndicats qui ont mené des enquêtes ..les résultats sont éloquents .. Silence encore ,
heureusement que le métier de soignant comporte des satisfactions sinon comment ne pas douter de son engagement
Silence ..toujours ... observatoire par le petit bout de la lorgnette ??

test120741

Avatar de l'utilisateur

1 commentaires

#3

Ah ah ah

Un observatoire? Pour quoi faire: gagner du temps pour finalement faire chercher des solutions par les soignants eux même. Les Cadres de Santé doivent se mobiliser et prendre une parole qu'ils ont perdue.
La solution n'est pas de trouver un énième pansement mais de voir l' état de délabrement de nos hôpitaux . Ce qui fait que les soignants ne peuvent plus exercer correctement. Ne rentrons pas dans le jeu: trouvez des solutions à votre mal être: ce sont les directives aux hôpitaux qui tuent la Santé
Il faut mobiliser la population et faire rendre compte aux politiques.
Courage

Maximousse1989

Avatar de l'utilisateur

1 commentaires

#2

Foutage de gueule.

Elle veut nous aider ?

Qu'elle commence par intimer aux directions l'ordre de respecter les ratios patients/soignants calculés par les CHSCT, qu'elle supprime ou amende la T2A, qu'elle fasse comprendre à Macron qu'un système de soins doit d'abord être de qualité et accessible avant d'être rentable.

Un observatoire ? Une énième usine à gaz qui accouchera d'un énième rapport qui sera enterré comme les autres.

Elle connaît le milieu, elle a déjà toutes les informations qu'il lui faut.

Du foutage de gueule.

binoute1

Avatar de l'utilisateur

512 commentaires

#1

certes

les instituions maltraitent les soignants, c'est pas nouveau; mais le politiques semblent le décourvrir

et sinon, les soignants qui acceptent de revenir sur un repos ? ceux qui dépassent les compétences ? ceux qui traitent leurs collègues comme des sous merdes, il sont bons eux pour la profession ?