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Priorisation des tests, mesures à Lyon et à Nice... retour sur les annonces d'Olivier Véran

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Fonction Publique

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Les réponses du ministre de la Santé étaient très attendues jeudi 17 septembre, alors que la France craint une deuxième vague de l'épidémie de Covid-19 et que le gouvernement se trouve sous le feu des critiques. L'épidémie est à nouveau très active dans notre pays comme dans d'autres pays voisins, a affirmé le ministre des Solidarités et de la Santé au cours d'une conférence de presse appelée à devenir hebdomadaire, et notamment dans les métropoles, particulièrement sous surveillance. On fait le point. 

Alors que 53 départements ont dépassé le seuil d'alerte de 50 cas pour 100 000 habitants, plusieurs agglomérations, dont la capitale, sont sous surveillance.

Nous devons apprendre à vivre avec le virus, a rappelé Olivier Véran lors d'un point presse, jeudi 17 septembre, insistant sur la nécessité de conserver toute notre vigilance. La famille, les rassemblements amicaux, sont des lieux massifs de contamination où les gestes barrières restent les seuls à même de nous protéger, a-t-il souligné. Sans faire de grandes annonces, Olivier Véran a défendu la stratégie du gouvernement pour lutter contre le virus : prise de mesures locales, priorisation de l'accès aux tests et adaptation des restrictions pour les enfants à l'école notamment. 

Des mesures de restriction seront décidées localement d'ici samedi pour les villes de Lyon et de Nice, où le coronavirus circule à un niveau inquiétant, a ainsi précisé le ministre de la Santé. Quant à Marseille et à la Guadeloupe où des mesures ont déjà été prisessi la situation sanitaire ne s'améliore pas, il faudra sans doute prendre des mesures encore plus fortes, a prévenu Olivier Véran, citant la possible fermeture des bars ou l'interdiction des rassemblements publics. L'Agence régionale de santé de Guadeloupe a indiqué mardi 15 septembre qu'elle avait déclenché depuis samedi le plan Orsan, face à l'afflux de patients lié au coronavirus.

Alors que 53 départements ont dépassé le seuil d'alerte de 50 cas pour 100 000 habitants, plusieurs agglomérations, dont la capitale, sont sous surveillance. A Lille, Toulouse, Rennes, Dijon et Paris, le taux d'incidence en population générale est élevé, de l'ordre de 3 à 4 fois la cote d'alerte mais les seuils critiques ne sont pas encore atteints.

Augmentations des passages aux urgences, nouvelles hospitalisations, admissions en réanimation, forte circulation du virus chez les jeunes adultes, hausse chez les 75 ans et plus... retrouvez le point épidémiologique de Santé Publique France du 17 septembre.

Priorisation des tests

Cette semaine, a assuré Olivier Véran, plus de 1,2 million de tests ont été réalisés en France. Le ministre de la Santé a pourtant reconnu que cette stratégie assumée de tests à grande échelle, gratuits et sans ordonnance a provoqué un embouteillage un peu partout sur le territoire.

Face aux problèmes d'organisation que pose la généralisation des tests, nous avons instauré une doctrine de priorisation des tests avec une liste de personnes prioritaires, a ainsi fait valoir le ministre de la Santé : Les personnes qui disposent d'une prescription médicale, les personnes symptomatiques, les soignants, les aides à domicile et les cas contacts. Olivier Véran a par ailleurs annoncé le déploiement de 20 centres de prélèvements pour les publics prioritaires en Île-de-France. Ces centres seront réservés de 8 heures à 14 heures au public prioritaire et pourront réaliser au moins 500 tests PCR chacun par jour, a-t-il précisé.

Sachez que si vous n’êtes pas prioritaire, vous devrez parfois accepter d’attendre plusieurs jours pour être testé. Par ailleurs, il ne sert à rien de se tester trop souvent. Le test n’est pas un geste barrière. Le test doit être fait si vous avez un doute, si vous avez des symptômes ou si vous êtes un cas contact avéré. (…) Les cas contacts de cas contacts ne sont pas des cas contacts, a-t-il tenu à repréciser.

Le ministre de la Santé Olivier Véran a également annoncé jeudi que la Haute autorité de santé (HAS) rendrait de façon imminente un avis sur les tests salivaires de dépistage du nouveau coronavirus, avant un éventuel déploiement de cette alernative au prélèvement nosopharyngé.

Les cas contacts de cas contacts ne sont pas des cas contacts

Limiter les contaminations d'adultes à enfants

Se basant sur une nouvelle étude, Olivier Véran a annoncé un certain assouplissement du protocole sanitaire dans les écoles. En effet, les enfants jeunes sont peu à risque de formes graves et peu actifs dans la chaine de transmission du coronavirus, a déclaré le ministre de la Santé, citant un nouvel avis du Haut Conseil pour la santé publique. Les enfants en primaire, maternelle, et crèche sont peu susceptibles de se contaminer entre eux et de contaminer les adultes, a-t-il ajouté. Ainsi, lorsqu’un enfant est positif (…), il doit être isolé sept jours chez lui, mais les autres enfants de sa classe pourront normalement continuer à se rendre à l’école. Les enfants doivent aller à l’école et il n’y a pas lieu de renvoyer les élèves chez eux, voire de fermer des établissements entiers, à la première alerte, a résumé Olivier Véran.

Dans le même temps, et concernant cette fois les professionnels des crèches, qui devaient jusqu'à présent porter le masque uniquement en présence des parents, ils devront désormais le porter aussi avec les enfants, a annoncé Olivier Véran, envisageant toutefois des dérogations par exemple avec des enfants présentant des troubles du comportement. Le ministre de la santé a expliqué vouloir renforcer les mesures pour limiter autant que possible les contaminations d'adultes à enfants.

Réécouter l'intégralité de la conférence de presse qui s'est tenue le 17 septembre 2020 : 

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