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Quelle identité professionnelle pour les infirmières ?

Cet article fait partie du dossier:

Coopérations interprofessionnelles

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Sur le thème « Coopérations professionnelles et identité professionnelle infirmière », Christine Garric, aujourd'hui formatrice, nous livre son analyse à partir d’une situation concrète.

Quelle identité professionnelle pour les infirmieresL’article 51 de la loi HPST1 a donné le coup d’envoi d’une politique en santé publique en faveur des coopérations professionnelles définies comme des « démarches de coopération impliquant des transferts d’activité ou d’actes de soins ou de réorganisation des interventions des professionnels auprès du patients ». Cette impulsion est renforcée par le rapport du député Laurent Hénart2 sur les nouveaux métiers, et les premières applications - dans le cadre du dispositif LMD - orientent la mise en place d'études sur les pratiques avancées à l’intention des infirmières. Sauf que la question du choix des nouveaux métiers à partir des besoins en soins de la population risque bien d’être pervertie par un budget drastique. Loin de toutes ces considérations, là sur le terrain, les coopérations entre professionnels doivent faire l’objet d’une démarche ardue, et bien plus humble, relevant d’une exigence éthique professionnelle et d’un véritable défi dans une organisation sanitaire et sociale en « tuyaux d’orgue » pour reprendre l’expression employée par le HCSP dans son récent rapport « Pour une politique globale et intégrée de sécurité des patients »3.

Qu’est-ce que coopérer sinon co-réfléchir et co-agir, bref travailler solidairement en mutualisant les potentiels et les compétences. Chacun, dans la communauté soignante, doit par conséquent identifier clairement son propre champ d’expertise, connaître son propre rôle, sa propre responsabilité et reconnaître celle de l’autre.

Évoquées par Serge Cannasse4 à partir de l’article de la revue Pratiques les menaces pesant sur l’identité professionnelle infirmière ne sont pas de pures spéculations des auteurs mais bien confirmées par la réalité. On peut supposer que si l’identité infirmière existe, une éthique infirmière l'accompagne et qu’il appartient à la profession de la promouvoir ainsi que de protéger et optimiser les compétences acquises, sans que cela aboutisse nécessairement à de nouveaux métiers.

Ancrer la réflexion dans le concretJe propose d’analyser ces menaces à partir d’une situation concrète. Volontairement, je place la maladie d’Alzheimer (MA), paradigme de la vulnérabilité, à domicile comme en établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), au cœur de cette réflexion sur l’identité et l’éthique professionnelle. L’enquête effectuée par la Drass du Nord- Pas de Calais5 sur plus de 70 Services de soins...

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Commentaires (1)

execho

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188 commentaires

#1

bof!

le roulement défilement d'aides soignantes en ssiad ou en ephad est incompatible avec les besoins des malades Alzheimer.Déja c'est difficile d'être deux libérales pour intervenir à domicile en alternance.Une libérale qui vient faire un pansement ne peut effectivement rien aux problèmes des aides soignantes du SSIAD,sauf dire je prend en charge complètement ce malade.Parler entre soignants ne sert à rien dans ce cas,il faut faire et s'engager .J'imagine très bien l'infirmière coordinatrice du SSIAD et la libérale prendre le thé pour discuter de madame Machin qui accepte mal les toilettes des aides soignantes!Super!