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Réforme LMD : les Ifsi bien engagés dans un processus de rapprochement avec les universités

Dans le cadre de la réforme LMD (licence-master-doctorat), les Instituts de formation en soins infirmiers (Ifsi) sont actuellement bien engagés dans un processus de rapprochement avec les universités qui se concrétise par la signature de nombreux groupements de coopération sanitaire (GCS), a déclaré jeudi la sous-directrice des ressources humaines du système de santé à la direction générale de l'offre de soins (DGOS), Emmanuelle Quillet, lors du salon Hôpital expo-Intermedica.

L'universitarisation des études infirmières avec la reconnaissance pour la profession d'un niveau licence impose aux quelques 360 Ifsi de se regrouper au sein de GCS en vue de signer des conventions avec les universités et les conseils régionaux d'ici le mercredi 30 juin.

Les GCS sont largement constitués, car "entre 15 et 20 d'entre eux ont déjà été signés", a indiqué Emmanuelle Quillet, la représentante de la DGOS au cours d'un colloque consacré aux Ifsi et au processus LMD.

Celle-ci avait déclaré la veille à l'APM être "résolument optimiste" quant au respect des délais dans la mesure où de nombreuses conventions, à défaut d'être concrètement signées, ont déjà été rédigées.

"C'est un montage complexe, qui a demandé un travail très important dans les régions depuis plusieurs mois", avait précisé mercredi à l'APM la représentante de la DGOS, soulignant que "beaucoup de petits Ifsi n'avaient pas de contacts jusqu'à présent avec les universités".

La représentante du ministère a reconnu que du point de vue de l'organisation, les acteurs ont eu un peu moins d'un an pour mettre en place la réforme, après plusieurs années consacrées à la réingénierie des diplômes.

Même si le modèle n'est pas unique, les régions ont, en règle générale, fait le choix de signer un seul GCS, a précisé jeudi Emmanuelle Quillet au cours du colloque.

Les conventions signées peuvent prendre diverses formes: des régions font le choix de conventions tripartites (tous les Ifsi publics et privés, avec l'université et la région) d'autres de conventions quadripartites (avec par exemple un groupement Croix-Rouge) et d'autres régions encore choisissent de signer deux conventions séparées (l'une entre l'université et le GCS, et l'autre entre l'université et un groupement Croix-Rouge).

Alors que de nombreux intervenants du colloque se sont inquiétés du surcoût généré par ce rapprochement avec les universités, en particulier de la rémunération des enseignants universitaires qui interviendront dans les Ifsi, Emmanuelle Quillet a indiqué que les ministères de la santé et de l'enseignement supérieur ainsi que la conférence des présidents d'université allaient engager une réflexion pour "proposer une fourchette" et mettre en place des indicateurs "de cohérence" pour éviter que les "aspects de la facturation" s'écartent fortement d'une région à l'autre.

Si une évaluation définitive de la réforme ne pourra être menée que dans trois ans, un groupe de travail spécifique travaille toutefois sur la question des coûts, a indiqué la représentante du ministère.

"Le développement des moyens technologiques et notamment des visioconférences doivent faire l'objet, selon l'avis des différents acteurs, de financements prioritaires", a précisé Emmanuelle Quillet.

Le surcoût généré par la réforme, pour la première année de fonctionnement, pourrait s'élever aux alentours de 7 millions d'euros, a-t-on appris par ailleurs de source proche du ministère.

Malgré les "difficultés qui sont réelles", la sous-directrice des ressources humaines s'est déclarée "frappée par le langage commun qui est en train de se construire entre deux mondes qui auparavant se méconnaissaient largement".

La première évaluation des formations dispensées par les Ifsi devrait avoir lieu en 2011 et concerner la région Ile-de-France et l'Est de la France, a par ailleurs indiqué le Pr François Couraud, conseiller auprès du directeur général de l'enseignement supérieur.

Les régions, qui seront divisées en quatre "vagues" devraient être évaluées tous les quatre ans, sous l'égide de l'Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (Aeres).

Perpectives d'études ouvertes pour les personnels paramédicaux

La reconnaissance de leur diplôme au niveau de la licence ouvre des perspectives plus grandes aux infirmiers et aux personnels paramédicaux dans leur ensemble pour poursuivre leurs études vers un master, voire un doctorat, a constaté le Pr François Couraud au cours du colloque."La France est un des pays où la recherche paramédicale est la moins développée", a regretté le représentant du ministère.Les quelques masters actuellement proposés ne sont pas directement liés aux sciences...

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Commentaires (2)

elhombredelamancha

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64 commentaires

#2

l arnaque

a la reconnaissance salariale legitime bac+3 desiree , on a substitue un pseudo niveau licence sans revalorisation...les cocus comptez vous .
le bon cote des choses : celles et ceux qui n ont plus envie d etre infirmiere pourront acceder a des passerelles...on pense a des dominique leboeuf , 6 ou 7 ans d exercice ; et administrative depuis plus de 20ans , en recherche de legitimite "intelectuelle"...
pour l ide "de base" , aucun interet a tout cela .
quelle arnaque ...

domguillaud

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1 commentaires

#1

Licence Master etc...

Pensez vous sincèrement que la recherche infirmière progressera grâce à un niveau licence? A mon avis ce n'est pas la modification de la formation qui modifiera nos conditions d'exercices....Depuis plus de trente ans de pratique soignante les soins infirmier ont évalué lentement conjointement avec les progrès de la médecine et de la recherche infirmière. ces "chercheuses" ont fait évoluer la profession et y ont réfléchie indépendamment de leurs formation initiale.... J'ai eu une cadre qui as fait une thèse sur le travail de nuit... et qui avait au départ un simple diplôme professionnel qui ne l'a pas empêcher de progresser et de faire évoluer!
Alors y as t'il besoin d'un niveau licence pour parler de reconnaissance? A mon avis le problème est ailleurs!