INFOS ET ACTUALITES

Remise des diplômes de la première promotion nationale du Master « Sciences cliniques infirmières »

Cet article fait partie du dossier :

Recherche en soins infirmiers

    Précédent Suivant

Six infirmières et un infirmier 1 viennent de recevoir leur diplôme de Master en « Sciences cliniques infirmières », premier du nom, et qui s'inscrit en continuité de la formation initiale repensée depuis 2009.

diplome master sciences cliniques infirmieres gerontologieAvec ces nouvelles compétences, les nouveaux diplômés vont pouvoir exercer la fonction d'infirmier(ère) de pratiques avancées auprès des patients et de leurs proches et intervenir en synergie avec les autres membres de l'équipe interdisciplinaire et en adéquation avec les contingences du système de santé. Rappelons que ce Master est proposé conjointement par l'Université de la Méditerranée (Aix-Marseille II) et par le Département des Sciences Infirmières et Paramédicales (DSIP) appartenant à l'antenne parisienne de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique (EHESP). Il offre aux infirmières la possibilité de développer leur expertise clinique et d'acquérir les compétences requises à l'exercice de nouveaux rôles infirmiers.

Ce dispositif propose trois spécialités au terme d'un tronc commun : cancérologie, gérontologie et coordination de parcours complexes de soin. Lors de la remise des diplômes, le Pr Philippe Berbis, vice-président de la Faculté de Médecine aux professions paramédicales, l'a rappelé : « ce master s'inscrit dans la logique de l'universitarisation des professionnels de santé avec un double objectif : améliorer ses compétences et répondre aux nouveaux besoins des structures hospitalières ». Un diplôme « taillé sur mesure » pour les infirmiers qui s'engagent dans l'acquisition de ces compétences « élargies » pour Antoine Frahaut, directeur de l'EHESP. Quant au Pr Yvon Berland, Président de l'Université de la Méditerranée, il souligne la nécessité de ces métiers « intermédiaires », notamment entre infirmiers et médecins, qui vont répondre aux nouvelles prérogatives de l'offre de santé, tout en les valorisant.

Sébastien Colson, infirmier puériculteur, par ailleurs président de l'association nationale des puéricultrices diplômées et des étudiantes (ANPDE) nouvellement « masterisé » témoigne : «  J'ai eu le plaisir de suivre ce nouveau Master Sciences Cliniques Infirmières dans son ensemble, sur les deux années, en autofinancement. Ma motivation principale était de m'intégrer dans une formation diplômante de la discipline infirmière émergeante en France pouvant m'apporter de nouvelles connaissances pour répondre aux nouveaux modes d'exercice de la profession et ce, en fonction des besoins en santé des patients, en s'inscrivant en plein coeur de l'universitarisation de la filière infirmière.

Je pense notamment  à la consultation, l'éducation thérapeutique, la construction des parcours personnalisés des patients dans le système de soins, la démarche qualité et surtout la recherche qui permet de constituer et d'utiliser des savoirs en soins infirmiers. L'émergence de ces nouveaux métiers pour lesquels nous sommes les premiers diplômés sont parfois mal perçus par les autres professionnels de santé. Nous ne sommes pas des "supers-infirmiers" ou des "petits médecins", nous sommes des infirmiers avec un champ de compétence et des savoirs complémentaires à nos formations initiales, sur des activités différentes, parfois jusqu'alors médicales. Nous sommes maintenant là pour travailler en collaboration avec l'ensemble des professionnels de santé, sans entrer dans une concurrence qui n'a pas lieu d'être, tout en nous centrant prioritairement sur les besoins du patient et de sa famille. »

A la rentrée 2011, près de soixante-dix nouveaux étudiants vont intégrer cette formation universitaire à Marseille (45 en Master 2 et entre 20 et 25 en Master 1) et d'autres universités envisagent de la mettre en place prochainement.

Vous pouvez visionner la remise des diplômes sur le lien vidéo suivant

Note

  1. Pour la spécialité cancérologie : Valerie allard (AP-HP), Anne Dormieux (AP-HM), Coraline Flandin-Blety (libérale), Martine Gross (AP-HM), Karine Lecouteux (libérale).Pour la coordination de parcours complexes de soins :Katrin Evans (institut Paoli Calmette), Sébastien Colson (puériculteur, président de l'ANPDE)

Creative Commons License
rédactrice en chef IZEOS
bernadette.fabregas@izeos.com

Retour au sommaire du dossier Recherche en soins infirmiers

Commentaires (5)

sorai

Avatar de l'utilisateur

2 commentaires

#5

Bravo et encouragement

Le master en science infirmière a vu le jour aussi dans mon pays le Niger et je me réjouie de sa car c'est une avancée dans le domaine .
la seul chose a revoir est le dossier infirmier .

grego

Avatar de l'utilisateur

8 commentaires

#4

petit rappel

Tout d'abord bravo à eux.

Et juste un petit rappel, car ce diplôme n'est pas une nouveauté, la Maîtrise en Sciences Infirmières (Master aujourd'hui) a déjà existé en France. Elle avait été créée à l'Université Paris XIII - Bobigny en 1990. Elle débouchait sur une nouvelle fonction : cadre expert en soins à l'AP-HP. Si la formation n'existe plus dans sa forme initiale, la fonction existe toujours, elle est accessible aux cadres ayant validé un Master 2 dans le domaine des soins (qualité ou éducation clinique).

FRED60

Avatar de l'utilisateur

33 commentaires

#3

Quelles reconnaissance?

Sans être spécialement opposé à ce type d'évolution je constate que l'article ne nous dit pas quels postes vont occuper ces nouveaux diplômés...
Pareil, quelle rémunération complémentaire est proposée, si complément il y'a? ah oui c'est vrai, un infirmier doit se donner à son travail et ne surtout pas penser à l'argent, les médecins s'en chargent...

lioneltr

Avatar de l'utilisateur

9 commentaires

#2

bravo

pour votre diplome
maintenant vous pouvez retourner dans votre service pour faire exactement le meme metier ,lovenox et nursing compris

moutarde

Avatar de l'utilisateur

494 commentaires

#1

BRAVO !!

A titre personnel, je me réjouis que "les besoins du patient et de sa famille" soient au coeur de tous les projets de nos tutelles et penseurs.

Besoins (surtout les supposés nouveaux) pas toujours définis.

Donc, cela passe par :

- un Master pour les IDE afin que leurs compétences pallient au temps médical qui nous fait déjà tant défaut (surtout aux plus démunis...) plus dans certaines régions que d'autres du fait entre autres de la démographie médicale très en tension.

- Une nouvelle prime (en plus des précédentes et des honoraires)pour encourager et récompenser la performance des médecins (généralistes pour l'instant). Loin de moi l'idée qu'il ait pu en être autrement avant cette dernière prime conventionnellement acquise (9000€/an).

Félicitations aux nouveaux lauréats et bien venus (peut-être) dans la vraie vie !!

PS) Maintenant que la profession s'est dotée de nouveaux cerveaux (parce qu'il ne faudrait quand même pas oublier nos IDE spécialisés qui s'inscrivent déjà et depuis longtemps dans des pratiques avancées), il faudrait que l'on commence à s'occuper des bras...

Reconnaissons toutefois et rendons à César ce qui appartient à César et..., la FPH a commencé à se pencher sur le problème.

Le public a investi une autre piste depuis fort longtemps déjà en confisquant les HS et les RTT.

Et nos penseurs réfléchissent à de nouveaux métiers à la croisée du sanitaire et du social.

La boucle est bouclée. "Ya" plus qu'à attendre.