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Scope Santé : zoom sur 5 500 établissements de santé

Le site d'information grand public sur la qualité et la sécurité des soins des 5 500 hôpitaux et cliniques français, Scope santé, a été lancé le 28 novembre 2013 par la Haute autorité de santé (HAS), la direction générale de l'offre de soins (DGOS) et l'Agence technique de l'information sur l'hospitalisation (ATIH).

bloc opératoire gants soignant

Scope santé informe sur plus de 5 000 établissements de santé en France

Lors de la conférence de presse de lancement du site, la présentation de celui-ci a été perturbée par sa saturation en raison d'un trop grand nombre de connections. L'APM n'est pas parvenue non plus à naviguer de façon satisfaisante sur le site pour pouvoir en donner une description détaillée et tester toutes les fonctionnalités.

Le site Scope santé répond à la mission confiée à la HAS dans la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) 2012 de "coordonner l'élaboration et assurer la diffusion d'une information adaptée sur la qualité des prises en charge dans les établissements de santé, à destination des usagers et de leurs représentants". C'est donc la HAS qui a piloté ce projet en partenariat avec la DGOS et l'ATIH pour la collecte, le traitement des données et la gestion du site Scope santé.

Les informations disponibles sur Scope santé concernent tous les établissements de santé publics et privés, soit 5 500 actuellement

Le site rassemble les données jusqu'ici publiées par la plateforme d'informations sur les établissements de santé (baptisée Platines): activité, équipements, tableau de bord des infections nosocomiales, indicateurs de la qualité des soins et certification par la HAS.

Il intègre en plus une trentaine de données complémentaires d'activité issues de la statistique annuelle des établissements, collectées par la direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) dont la capacité et la volumétrie sur la psychiatrie, la dialyse, l'hospitalisation à domicile (HAD), la présence ou non d'équipement IRM 24 heures sur 24 ou encore l'existence d'une unité neurovasculaire.

"Ce site n'est pas destiné à remplacer, ni même à concurrencer les classements et palmarès régulièrement publiés dans la presse parce qu'il donne des informations différentes", a précisé le Pr Jean-Luc Harousseau, président du Collège de la HAS. Ce sont des données "officielles, contrôlées donc fiables", a-t-il résumé. Le site se veut "pédagogique", a-t-il poursuivi. Avec les représentants des usagers, 35 des 88 indicateurs de certification ont par exemple été sélectionnés. Jusqu'ici, les résultats détaillés de la certification des établissements n'étaient publiés que dans les rapports de certification mis en ligne sur le site de la HAS.

La page d'accueil, qui s'ouvre sur une carte de France, incite l'usager à se géolocaliser. Il peut sélectionner un équipement (parmi une liste non exhaustive), une spécialité et un profil parmi sept qui ne couvrent pas toutes les situations cliniques (notamment les femmes enceintes ou personnes devant subir une opération), note-t-on. Il a ensuite accès à tous les établissements vers lesquels il peut potentiellement s'orienter.

En cliquant sur les différents établissements, il peut obtenir des informations générales sur chacun d'eux et être renseigné automatiquement sur le niveau de certification, la qualité de lutte contre les infections nosocomiales, le courrier de fin d'hospitalisation et la tenue du dossier patient. Pour chacun de ces thèmes, l'établissement est situé par rapport à la moyenne nationale (par exemple: classement A, comme 50% des établissements français).

L'usager a également la possibilité de s'informer sur 20 autres indicateurs de qualité les plus pertinents pour son profil. L'internaute a aussi accès à des données d'activité comparées aux moyennes nationales.

Les internautes peuvent comparer l'activité et la qualité de quatre établissements localisés dans un rayon de 20 km. Si les établissements ne sont pas classés, les données sont présentées les unes à côté des autres avec des codes couleur et des lettres facilitant la comparaison.

Une comparaison régionale est également possible, mais lorsque l'APM a tenté de tester cette fonctionnalité, il n'était pas possible de remonter à un établissement donné, a-t-on constaté.

D'ici la fin de l'année le site devrait évoluer, a indiqué Dominique Maigne, directeur de la HAS. Certaines remarques faites par les établissements depuis qu'ils ont pu accéder au site il y a 48 heures ont déjà été intégrées, a-t-il ajouté. A terme, le site a vocation à être intégré au site public d'information en santé annoncé par la ministre des affaires sociales et de la santé, Marisol Touraine, a souligné le président du Collège de la HAS.

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