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Tribune de soignants : "même désarroi et même inquiétude pour l’avenir" de l'hôpital

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Des infirmiers, des médecins et des salariés des hôpitaux parisiens (AP-HP) ont publié une tribune intitulée Ecoutons les soignants avant que la résignation ne l'emporte dans le JDD.fr ce dimanche 14 avril, en marge du Grand Débat National. Les signataires lancent un appel au "changement" alors qu'un mouvement de grève agite quatre services d'urgence parisiens depuis ce dimanche. Le premier constat unanimement partagé est le manque de temps et de personnels menant à la déshumanisation, écrivent-ils, les actes techniques sont valorisés mais le temps d'échange auprès ou autour du patient disparaît. Voici cette tribune, que nous reproduisons ici mot pour mot.

urgences

Les soignants demandent des "conditions de travail sereines et décentes".

L’hôpital public, ignoré dans les questions du grand débat national, a été évoqué largement lors des réunions publiques. A l’initiative du personnel, 7 débats ont été organisés dans 7 sites de l’Assistance Publique - Hôpitaux de Paris*, accompagnés par quatre garants d’origines diverses**. Soignants, médecins, administratifs, patients et citoyens ont pu s’exprimer et apporter des propositions. Au total, 614 personnes ont participé. La restitution de ces débats aura lieu le 15 avril, et bien que la ministre de la Santé ait décliné notre invitation, il nous semble important de faire connaitre les conclusions de ces réunions.

Sans surprise, il est apparu que l’hôpital est une communauté, où on ne vient pas travailler par hasard : toutes et tous ont manifesté avec force l’attachement à leur métier et au service public. Mais de l’aide-soignante au chef de pôle, du brancardier à la diététicienne, du kiné à l’infirmière, tous ont exprimé les mêmes constats, le même désarroi, et la même inquiétude pour l’avenir. L’aspiration au changement est générale.

Les personnels des hôpitaux, soignants ou administratifs, ne veulent plus s’entendre dire qu’il suffirait de mieux s’organiser et que leur malaise n’est pas lié au manque de moyens humains ou matériels... Le premier constat unanimement partagé est le manque de temps et de personnels menant à la déshumanisation. Les actes techniques sont valorisés mais le temps d’échange auprès ou autour du patient disparait. Les sous-effectifs en personnel dans les services cliniques et techniques (radiologie,...

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