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Une solution pour l'engorgement des urgences ?

Près de 81% des Français se déclarent prêts à passer par une maison médicale de garde (MMG) pour les cas les plus légers avant de se rendre aux urgences, afin de contribuer à leur désengorgement, mais sont plus réservés sur une régulation systématique, montre un récent sondage réalisé par TNS Sofres pour la Fédération hospitalière de France (FHF).

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Une solution en vue face au débat du désengorgement
des urgences...

La première partie de la nouvelle édition du baromètre "Les Français et l'hôpital" était présentée le 21 mai 2013 en amont des "Salons de la santé et de l'autonomie" (anciennement Hôpital expo, Géront expo/Handicap expo et HIT Paris) qui se tiennent du mardi 28 au jeudi 30 mai à Paris. La deuxième partie de l'enquête, qui concerne "Les Français et le grand âge", sera présentée à cette occasion.

L'enquête a été réalisée entre le 27 et le 30 mars selon la méthode des quotas sur un échantillon représentatif de 1.011 personnes de 18 ans et plus, interrogées en face-à-face à leur domicile. Elle montre que les Français demeurent attachés à l'hôpital public, avec 81% d'opinions favorables à l'égard de l'institution, contre 86% en 2012.

Interrogés sur l'élément le plus important qui caractérise le système hospitalier, les Français montrent leur attachement au principe d'accessibilité, qui recueille 81% (80% en 2012) en agrégeant l'accessibilité financière (47%, -5 points), la proximité géographique (29%, +10 points) et la faible participation demandée aux malades (5%, -4 points). Environ 68% des personnes interrogées ont déclaré s'être rendues à l'hôpital pendant les 12 derniers mois. Sur ce total, 35% ont indiqué s'être rendues aux urgences pour eux-mêmes ou un proche.

Les urgences plebiscitées et jugées "pratiques"

Parmi les principales raisons invoquées pour se rendre aux urgences, les Français citent d'abord "la garantie d'être hospitalisé en urgence si nécessaire" (76%), puis le côté "plus pratique car les examens complémentaires sont réalisés de suite" (59%).

Ce choix intervient ensuite parce qu'ils ne savent "pas où trouver un médecin de garde la nuit et/ou le week-end" (43%), en raison du "besoin d'avoir un autre avis que celui du médecin traitant" (28%), de l'absence de frais à avancer (24%) ou la non-désignation de médecin traitant (8%).

Afin de pallier l'engorgement des urgences, 81% se déclarent prêts à "passer d'abord par une maison médicale de garde pour les cas les plus légers" (89% chez les Parisiens, 76% chez ceux qui se sont rendus aux urgences au cours de l'année écoulée).

Parallèlement, seuls 63% se disent enclins à "contacter systématiquement le Samu pour une régulation téléphonique préalable permettant de prévenir de [sa] venue" et d'être orienté.
Interrogés sur les nouveaux outils proposés par la télémédecine, les Français se disent plutôt favorables à l'interprétation de résultats médicaux à distance (analyses biologiques, imagerie, radiologie) (59%) et globalement d'accord (53%) pour prendre un avis complémentaire à distance auprès d'un professionnel de santé (téléphonie, messagerie, visioconférence). En revanche, ils restent défavorables, à 61%, à l'établissement d'un diagnostic à distance par le médecin traitant.

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