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Sommeil et nutrition : quels liens ?

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Chez les personnes qui dorment peu, le risque d'obésité augmente de 34 % pour les femmes à 50 % pour les hommes selon les résultats de l'enquête INSV/MGEN « Sommeil et nutrition » dévoilés à l'occasion de la 15ème Journée du Sommeil, le 27 mars 2015.

sommeil et nutrition

Bien dormir passe notamment par une alimentation équilibrée.

Ce vendredi 27 mars 2015, l'Institut National du Sommeil et de la Vigilance (INSV) axe sa 15ème Journée du Sommeil autour du thème « Sommeil et nutrition »1, deux préoccupations majeures de santé publique. Ainsi, dans le cadre de NutriNet-Santé, l'étude satellite menée par INVS/MGEN s'attache à démontrer les liens « flagrants » entre sommeil et obésité. Les résultats montrent en effet que le risque d'obésité est augmenté chez les personnes qui dorment peu (34 %  pour les femmes à 50 % pour les hommes). De plus, l'analyse du temps total de sommeil montre que, quel que soit le sexe, il y a plus de personnes obèses dans le groupe des petits dormeurs (6h) que parmi les longs dormeurs (9,5 % vs 7,3 % chez les femmes et 10,4 % vs 7,2 % chez les hommes). Pour le Pr. Serge Hercberg, « ces résultats confirment de façon manifeste l'existence de liens entre un trouble du sommeil et des perturbations du métabolisme énergétique, déjà suggérés dans nombre d'études et de méta-analyses, qui montraient une corrélation entre un indice de masse corporel (IMC) élevé et une courte durée de sommeil ». Les résultats de l'enquête montrent également que le risque de souffrir d'hypersomnolence est 70 % plus élevé chez les femmes obèses et plus de deux fois supérieur chez les hommes obèses que chez les personnes non obèses. Autre chiffre intéressant : 81 % des personnes traitées pour des apnées du sommeil sont obèses ou en surpoids.

Quel que soit le sexe, il y a plus de personnes obèses dans le groupe des petits dormeurs (6h) que parmi les longs dormeurs...

Sommeil et nutrition : une interaction complexeDeux types de mécanismes permettent d'expliquer les liens entre le rythme veille/sommeil et le métabolisme, l'un d'ordre hormonal, l'autre d'ordre comportemental. En effet, comme l'explique le Pr. Léger, « nombre d'hormones suivent des rythmes circadiens et sont sécrétées pendant la nuit, ou davantage la nuit que le jour. Une diminution du temps de sommeil vient tout naturellement bouleverser le tempo physiologique des hormones impliquées à la fois dans la régulation...

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