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La somnolence, un réel danger en voiture

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Selon une enquête, près d'un conducteur sur dix s'est déjà endormi au volant sur son trajet de travail. La 14ème Journée du sommeil, le 28 mars 2014, est l'occasion de rappeler les bonnes pratiques afin d'éviter les comportements dangereux.

Infirmière libérale voiture

Un conducteur sur dix s'est déjà endormi au volant sur son trajet de travail

A l'occasion de la Journée du sommeil, le 28 mars 2014, l'Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV) a publié son enquête « Sommeil et transports » pour alerter sur les risques que peut engendrer un sommeil altéré notamment lorsque l'on prend le volant. Les résultats montrent que près d'un conducteur sur dix s'est endormi au volant au moins une fois dans l'année. Si 93 % sont parvenus à se réveiller à temps, 7 % ont eu un accident mineur. Chez les 18-24 ans, le risque d'endormissement est supérieur et atteint 18 %. Le Pr Pierre Philip, Professeur à la clinique du Sommeil, responsable de la plateforme Neuro-Psycho,Pharmacologie du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Bordeaux, explique que les jeunes manquent plus de sommeil et leur physiologie les rend plus vulnérables. De plus, même si tous les conducteurs ne s'endorment pas plus, 17 % déclarent avoir somnolé au moins une fois par mois et 10 % ont eu des difficultés pour conduire ou ont été obligés de s'arrêter. Le Dr Joëlle Adrien, président du conseil scientifique de l'INSV estime que personne n'est à l'abri, pas même ceux qui font des petits trajets, ni ceux qui empruntent des petites routes très familières.

Un conducteur sur dix s'est endormi au volant au moins une fois dans l'année

Agir pour éviter la somnolence ou l'endormissement au volantLes spécialistes du sommeil émettent plusieurs recommandations afin d'éviter tous risques. Ainsi, ils conseillent d'agir sur le sommeil en :se couchant plus tôt ; ayant un rythme régulier ; limitant les activités sur écran, ces dernières étant trop stimulantes ; faisant des siestes. Il est également préconisé d'intervenir au niveau des transports. Il faut notamment :savoir s'arrêter ; aménager son...

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Commentaires (3)

Jojo_l_IDE56

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#3

L'hyperactivité au volant est une piste de lutte contre l'endormissement au volant

De cette façon de conduire un peu laborieuse, est apparue une diminution des risques d’endormissement et des situations d’endormissement. Ma situation n’est pas exemplaire mais elle a l’avantage de mesurer et de lutter de façon assez efficace contre les facteurs d’endormissement. Quant aux possibilités de passer le volant, c’est une habitude car je sais mieux que quiconque que le sommeil au volant ça peut tuer ! Même si j’ai eu de la chance, mais ça ne dure qu’un temps. J’attends l’arrivée de système d’informations sur la vigilance du conducteur et encore plus avec tous les avertisseurs de franchissement de ligne.

Suis-je un conducteur irresponsable ? C’est ce que les campagnes d’information sur la sécurité routière laissent à penser. Les usagers du téléphone, de tablettes qui regardent films et écrivent des SMS ou pire ne le sont-ils pas plus (médicaments, alcool et stupéfiant) ? Pour assurer la sécurité des usagers, je traîne déjà avec mon épée de Damoclès, je ne vais pas augmenter mon risque de mourir ou de devenir un tueur de la route ! Sur la route, je conduis de façon hyperactive pour éviter le relâchement et une catastrophe que l’on appellera un « fait divers ». Tuer n’est pas dans mes projets et conduire reste une nécessité (et un plaisir). Dormir est un besoin primaire à assouvir uniquement dans un lit ou un canapé. Au volant, le conducteur responsable doit connaitre son risque d’endormissement et lutter contre.

NE PAS DORMIR, C’EST D’ABORD RESTÉ ÉVEILLÉ ET OCCUPÉ.

Jojo_l_IDE56

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#2

Facteurs favorisants et moyens de lutte

Donc j’ai cherché ce qui se passait au volant et j’ai trouvé des pistes :
- Fatigue (Merci aux autoroutes et autres axes de maintenir les zones d’arrêt et de service),
- Chaleur (Merci à la climatisation),
- Temps de conduite (Merci aux constructeurs automobiles de développer la prévention active et ce dès les bas de gamme),
- Type de route (Merci aux pouvoirs publics de générer des moyens de rappels à la réalité : peintures à reliefs),
- Monotonie (Merci aux sociétés d’autoroutes de bien plancher sur ce risque-là),
- Radio ou réflexion incitant à la rêvasserie… (Pour moi, point de livre audio),
- Et pas de régulateur de vitesse… (Car pas de relâchement de l’accélération lors de l’endormissement)
J’ai aussi compris pourquoi lors de mes trajets Paris Bretagne, j’accélérais au pire moment, dans la pénombre ou la nuit, dans l’humide ou le venteux et pas dans le sens inverse (souvent rendu impossible par les bouchons des retours de week-end ou de vacances. Dans le sens province, plus on allait, et moins il y avait de monde et inversement vers Paris. La circulation donnait une occupation : Doubler, se rabattre,…
De là, ma façon de conduire a changée :
- Respect scrupuleux, pointilleux de la vitesse,
- Observation constante des véhicules de devant comme de derrière,
- Analyse des trajectoires les plus précises (Virage à l’intérieur et suivi d’un axe précis d’un virage à l’autre),
- Rafraichissement de l’habitacle (Donc climatiseur associé au régulateur de vitesse chez plusieurs concessionnaires automobiles),
- Interruption régulière dans une station pour WC et café,
- Passage de volant toute les heures et demi max ou pause,
- Choix adapté de la musique,
- Discussion avec le passager ou prise d'auto-stoppeurs bavards.

Jojo_l_IDE56

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#1

Et oui, on peut s'endormir au volant!

Ce sujet sur la somnolence au volant m’intéresse et me concerne. J’ai commencé à travailler à l’AP-HP-Hôpitaux de Paris en 1993, breton d’attache, j’ai longtemps fait Paris-Province et Province-Paris. Un matin de 1993, partant vers St-Brieuc par l’autoroute, vide un bon matin de septembre vers la province, ce sont les déflecteurs du bord central de l’autoroute qui m’ont fait réagir. Je venais de perdre le contrôle de ma voiture pour la première fois par endormissement. Hormis les signes classiques de fatigue que l’on repousse au maximum, yeux qui piquent, tension de la nuque, bâillements, aucune sensation annonciatrice : dormir, c’est simple et naturel. J’ai mis cela sur la fatigue et le petit matin. À l’époque, je roulais à la « Parisienne », c’est-à-dire de façon « sûre » à 150 kms/h sur autoroute. Souvent en faisant la route de la Bretagne, c’est sur la partie terminale, dans la pénombre et souvent sous la pluie que je finissais le plus rapidement.
Un jeudi de l’ascension, frais le matin et torride le soir, nous avions fait un pique-nique familial et une belle balade à la campagne. De retour vers la capitale vide de ses Parisiens, sur une autoroute vide de véhicules, je me suis endormi à la juste vitesse, la fatigue m’avait conseillé la prudence, avec ma famille endormie elle aussi, aucune atteinte corporelle cette fois-là !
La fois suivante s’est déroulée à la sortie du travail et d’une baignade. Sous un soleil de plomb, avec deux enfants à bord occupés à jouer, dont celui d’ami, après moins de dix kilomètres de conduite, je me suis endormi à 200 m d’un rond point ! Heureusement, pas de victime…
Le jeune « conducteur hors-pair » avait pris un sérieux coup de massue, j’étais incapable de garder le contrôle de mon véhicule !
Quelques consultations plus loin, on m’a dit que je serai un jour candidat à l’apnée du sommeil. Ma crainte depuis cette époque est celle de m’endormir à mon insu et de tuer quelqu’un. Pour autant, je ne peux m’offrir un chauffeur.