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Un numéro vert pour accueillir la souffrance des soignants

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En 2015, près de 50 % des professionnels de santé français estimaient être ou avoir été concernés par le burnout et 14% par des conduites addictives. Ces résultats d'enquête menée par l'association Soins aux Professionnels de Santé (SPS) sont aujourd'hui complétés par d'autres : la souffrance psychologique des soignants est une urgence à prendre en compte - et en charge - et, pour ce faire, 80 % des soignants souhaitent disposer d'un centre qui leur est spécifiquement réservé, de préférence éloigné de leur lieu d'exercice. Retour sur quelques constatations particulièrement de circonstance.

allumettes, burnout

L'épuisement professionnel des soignants : une dure réalité qui nécessite repérage, aide et accompagnement.

La souffrance psychologique des professionnels de santé... voilà bien un thème d'actualité chez une profession soignante en souffrance et qui ne cesse de la crier à qui voudrait bien l'entendre... L'Association Soins aux Professionnels de Santé (SPS)1 a conduit une nouvelle étude sur les vulnérabilités des professionnels de santé2 - qu'ils exercent en secteur hospitalier ou libéral -, en vue du 2e Colloque national qui aura lieu sur le sujet le 29 novembre prochain à l'Ecole du Val-deGrâce, à Paris. Rappelons que les résultats de leur première enquête3 révélaient que près de la moitié des soignants interrogés estimaient avoir été en situation de souffrance dans leur carrière. La préoccupation était donc de savoir quelles étaient leurs attentes en la matière et quel était leur niveau de connaissance des structures aidantes et de soutien.

Première constation : en situation de souffrance, les trois quarts des professionnels de santé interrogés chercheraient de l'aide s'ils se retrouvaient en burn out ou face à un comportement addictif et les femmes seraient plus enclines à se faire aider (79% vs 69%). Mais problème : la moitié ne saurait pas à qui s'adresser... Les autres solliciteraient volontiers leur entourage familial (43%), leur consoeur/confrère (38%), une connaissance amie (30%), leur médecin traitant (15%), voire un psychologue/psychothérapeute/psychanalyste. Des chiffres qui montrent bien l'importance de mettre à disposition une structure d'écoute et de soutien spécifique.

Progressivement et sans m’en rendre compte, mon comportement, au travail et dans la vie, a changé. J’étais animé par le désir d’en faire toujours plus pour mes patients, la recherche de leur satisfaction totale. Le cabinet prenait le dessus sur tout, et notamment sur ma vie de famille. Deuxième constation : la quasi-totalité des soignants ne connaît ni associations d'aide ni numéros d'écoute dédiés aux professionnels de santé en souffrance psychologique. Les médecins sont un peu...

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Commentaires (1)

binoute1

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546 commentaires

#1

eh ben ...

avec un numéro de téléphone, on est sauvés !