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Travailler de nuit : des cycles de sommeil à dormir debout !

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Conseils emploi

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Le bulletin épidémiologique hebdomadaire de Santé publique France se penche cette semaine sur le sommeil des Français… et le moins que l’on puisse dire c’est que le marchand de sable a beau passer, rien n’y fait. Le temps moyen de sommeil de la population s’est réduit comme peau de chagrin, grignoté par les écrans, les trajets quotidiens et le travail de nuit. Or, à ce niveau, les infirmiers et les aides-soignants demeurent parmi les professions où travailler la nuit reste particulièrement fréquent !

Travailler de nuit : des cycles de sommeil à dormir debout !

Les travailleurs nocturnes dorment une heure de moins en moyenne par tranche de 24 heures que les autres - Crédit Photo Nagy

Le 15 mars, c’est la Journée Internationale du Sommeil, à cette occasion Santé publique France a publié un tour d’horizon sur la qualité du sommeil des Français et les données s’avèrent préoccupantes. Les enquêtes révèlent un déclin alarmant du temps de sommeil total en semaine, à présent évalué à 6 heures et 42 minutes, c’est-à-dire en dessous des 7 heures minimales quotidiennes recommandées pour permettre une bonne récupération. D’autre part, la proportion de court dormeurs (les individus dormant moins de 6 heures par nuit) ne fait que s’accroître : 35,9% des participants de l’étude rentrent dans cette catégorie. Pire encore, 27,7% de la population serait en dette de sommeil dont 18,8% de façon sévère. L’insomnie chronique toucherait 13,1% des 18-75 ans dont majoritairement des femmes (16,9% d’entre elles contre 9,1% des hommes).

La cigarette nuit… au sommeil !

Le temps de sommeil total relevé par l’étude de Santé publique France est de 6h42 en semaine et 7h26 le week end. Point positif, plus d’un quart des Français parviennent à faire la sieste pour compenser.

D’autres travaux ont révélé que les fumeurs, qu’ils soient quotidiens, peu ou fortement dépendants étaient plus fréquemment des courts dormeurs que les fumeurs occasionnels et les non-fumeurs. Les individus fortement dépendant au tabac étaient aussi plus souvent sujets à l’insomnie chronique.

Plusieurs causes peuvent expliquer cette chute du temps que passent les Français dans les bras de Morphée. Les temps de trajet entre le domicile et le lieu de travail, les écrans, le bruit sont des perturbateurs connus. Un autre facteur est bien sûr le travail de nuit provoquant des dysfonctionnements du cycle veille/sommeil, engendrant un endormissement de moins bonne qualité. De même, on sait que les travailleurs nocturnes dorment une heure de moins en moyenne que les autres soit l’équivalent d’une nuit de moins par semaine, et...

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