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Un "Pass santé contraception" pour les jeunes d'Ile-de-France

Il doit permettre un premier accès anonyme et gratuit à la prévention et la contraception pour les jeunes. Les infirmières scolaires sont appelées à jouer un rôle clef dans le dispositif.

Le Pass est constitué d'un chéquier, qui ne sera délivré qu'une fois par bénéficiaire, par l'infirmier ou l'infirmière du lycée ou par le référent santé dans les centres de formation des apprentis (CFA) et les instituts de formations sanitaires et sociales (IFSS).

Le chéquier comporte six coupons: l'un pour l'attestation de remise du pass, un autre pour une première consultation médicale gratuite, puis un coupon pour la prise de sang et les examens biologiques gratuits prescrits, un quatrième coupon pour la délivrance gratuite de contraceptifs, puis une deuxième consultation médicale gratuite et un coupon de renouvellement gratuit de contraceptifs.

Les coupons de consultation médicale pourront être utilisés chez les médecins généralistes, gynécologues, sages-femmes et dans les centres de planning familial, les coupons de délivrance gratuite de contraceptifs dans les pharmacies et les centres de planning familial et les coupons de prise de sang et examens biologiques dans les laboratoires de biologie médicale.

Le praticien ou le laboratoire constituera un dossier médical au même titre que pour ses autres patients afin de permettre le suivi médical du jeune, et sera donc amené à prendre l'identité du patient sans contrôle de sa carte vitale, et n'enregistrera que ses coordonnées personnelles (numéro de portable et/ou adresse e-mail).

Il ne cherchera pas à contacter les parents et toute correspondance ou communication téléphonique se fera directement auprès du jeune, selon les modalités convenues entre eux.

La Région s'engage à payer aux professionnels de santé, par virement bancaire sous 30 jours, le montant de la consultation médicale sur les bases de la tarification en secteur 1, soit 23 euros pour les généralistes et les sages-femmes et 28 euros pour les gynécologues.

De même, le montant des prises de sang et examens de biologie médicale sera remboursé à hauteur de 7 euros et 20 euros, respectivement, selon les tarifs fixés par l'assurance maladie.Les contraceptifs seront remboursés également par la Région, sur la base de deux montants plafonnés, à 40 euros pour les contraceptifs d'une durée de trois mois renouvelable (préservatif, spermicide, injection, diaphragme, pilule, anneau, patch) et à 140 euros pour les contraceptifs d'une durée supérieure...

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Accès à la contraception et prévention des IVG pour les adolescentes : des avancées réelles.

Communiqué du SNICS/FSU

Accès à la contraception et prévention des IVG pour les adolescentes : des avancées réelles.

En associant l’Etat à la région d’Ile de France pour promouvoir la mise en place du Pass contraception, le Ministre de l’Education nationale Luc Chatel a pris la mesure des difficultés rencontrées par les adolescentes en ce qui concerne l’accès à la contraception et la prévention des IVG. Il a, en particulier, reconnu le rôle d’accueil, d’écoute, d’accompagnement et d’éducation des infirmières dans les établissements scolaires sur cette question essentielle.

Le SNICS-FSU syndicat majoritaire à 64% dans la profession se félicite, en outre, de la décision du Ministre de sortir le décret permettant le renouvellement des contraceptifs oraux pour 6 mois par les infirmières de l’Education nationale. Cette décision, que le SNICS attendait depuis plus d’un an, devrait permettre dès maintenant d’améliorer les réponses aux besoins et demandes chez les élèves et dans un deuxième temps, faire baisser le taux des IVG.

Ces mesures, qui font la preuve d’une détermination réelle à faire baisser le taux d’IVG chez les élèves, doivent s’accompagner d’une réflexion sur le temps de présence des infirmières, encore très insuffisant en l’état actuel. En effet, il y a 7500 infirmières pour plus de 8000 collèges et lycées et 55000 écoles.

Le SNICS prend acte que le Ministre reconnait à cette occasion les qualifications et les compétences des infirmières de l’Education. Aussi le SNICS lui demande d’aller au bout de sa démarche, en accordant la catégorie A tant attendue par les infirmières de l’Education nationale, à l’instar de nos collègues de la FPH.