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Urgences : les trois quarts des patients pris en charge en moins de quatre heures

Les trois quarts des patients passant dans un service d'urgences sont pris en charge en moins de quatre heures, montrent les premiers résultats du baromètre de la qualité de services publics publiés lundi par le ministère du budget.

La mise en place d'un baromètre de la qualité des services publics, dans le cadre de la modernisation de l'Etat, avait été annoncée en mars par Eric Woerth, lorsqu'il était ministre des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'Etat, rappelle-t-on.

Sur les 17 indicateurs retenus pour ce baromètre, deux concernent le secteur de la santé, précise-t-on.

L'un porte sur le pourcentage de patients pris en charge en moins de quatre heures aux urgences, l'autre sur le pourcentage de remboursements effectués par l'assurance maladie en moins de sept jours.

S'agissant des urgences, le baromètre montre que "77% des patients sont pris en charge en moins de quatre heures", indique le ministère du budget, des comptes publics et de la réforme de l'Etat, dans un dossier de presse, sans faire de commentaires.

Il ajoute cependant que moins de la moitié (45%) "ont un temps de passage compris entre 0 et 2 heures".

L'indicateur qui mesure la durée entre l'enregistrement du patient et son départ du service des urgences, a été calculé "sur la base d'un panel de 40 hôpitaux et concerne tous les cas, vitaux et non vitaux", précise-t-il.

Son suivi sera généralisé pour tous les services d'urgence "d'ici début 2011", annonce le ministère du budget.

Samu-Urgences de France avait critiqué le choix de cet indicateur, regrettant qu'il soit "exclusivement centré sur la qualité de l'accueil du patient", rappelle-t-on.

S'agissant de l'autre indicateur du baromètre en lien avec la santé, sa mesure montre que le délai moyen de remboursement d'une feuille de soins électronique est de 3,3 jours tandis que le délai de remboursement d'une feuille de soins papier est de 14 jours.

"Sur 1,1 milliard de demandes de remboursement par an, les caisses d'assurance maladie reçoivent encore 150 millions de feuilles de soins papier", souligne le ministère à ce propos.

Il rappelle que le Conseil de modernisation des politiques publiques du 30 juin a décidé de publier "régulièrement" les résultats du baromètre mesurant la qualité des services publics.

Un comité de pilotage, composé de personnalités qualifiées et de représentants d'organismes de contrôle en lien avec le Médiateur de la République, sera mis en place d'ici la fin de l'année "pour assurer la gouvernance de ce baromètre en toute indépendance", précise-t-il.

Le ministère annonce également le lancement d'un dispositif d'amélioration de la gestion des réclamations par les organismes publics, dont les caisses primaires d'assurance maladie (CPAM).

Il confirme également la poursuite du programme sur trois ans de simplification et de dématérialisation de 100 démarches administratives qui permettra notamment de payer en ligne ses frais de santé.

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Commentaires (1)

Nicolas77

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14 commentaires

#1

OUI mais...

EVALUER OUI certes !

""77% des patients sont pris en charge en moins de quatre heures""
Cela sous entend vu l'indicateur retenu que QUALITE = VITESSE à ne pas confondre avec précipitation ... donc quel est le seuil à atteindre... ?
Si on retient qu'il faut faire augmenter le nombre de patients entrant et sortant en moins de quatre heures, cela veut dire qu'il faut agir en moins de quatre heures... OR .... vitesse n'est pas précipitation à nouveau !
1) Rappelons par exemple que traiter des examens de labo demandent parfois du temps et les avoir en deux heures relève d'une logistique de pointe qui peut se gripper à tout moment.
2) Il faut parfois joindre des proches, traiter de cas éthiquement litigieux... et DISCUTER et NEGOCIER ... cela demande du temps
3) Cela veut dire aussi qu'il faut en aval trouver des structures adéquates et ne pas laisser sortit les gens dans des lieux inappropriés pour réduire le temps d'attente...
4) Cela signifie aussi que derrière tout cela il y a des humains qui se dépensent sans compter pour des semblables et qu'ils peuvent en souffrir...
5) Un acte technique bien fait dure peu de temps mais dans un contexte OPEN SPACE comme les urgences et face au malheur... il y a des limites à la réalisation tayloriste des actes
6) Quid enfin de l'environnement direct des urgences qui travaillent avec peu de moyens pour des publics de plus en plus précaires et aux problématiques complexes (barrière linguistique...)

Alors arrêtons de croire que les choses peuvent etre simplifiées à outrance et ne créons pas des individus consommateurs qui vont à l'hôpital comme dans une auberge qui serait côté selon ses prestations mais plutôt des individus qui se sentent responsables de solliciter un lieu hôte et hospitalier. Il n'en sera que plus soignant. N'inversons pas les logiques.