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Un vade-mecum pour optimiser la prise en charge des blessés par armes de guerre

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Le 12 juillet dernier, les professeurs Pierre Carli1, et François Pons2, remettait à Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, un vade-mecum destiné aux professionnels de santé et consacré à la prise en charge des victimes d’agressions collectives par armes de guerre. C’est la première fois qu’un ouvrage médical est publié sous l’égide de trois ministères (Intérieur, Armées, Solidarités et Santé) affirmant ainsi la collaboration interministérielle dans le domaine majeur de la prise en charge des blessés par armes de guerre lors d’attentats. Zoom sur cet outil dont les professionnels de santé aimeraient pouvoir se passer mais qui s'avère indispensable par les temps qui courent.

urgences attentats réponse des secours

Un vade-mecum comme un témoignage de la volonté des trois ministères concernés d’assurer la coopération et la synergie d’action de leurs services respectifs afin de faire bénéficier les victimes de la meilleure prise en charge possible.

Jérôme Salomon, professeur, directeur général de la Santé, et Cécile Courrèges, directrice générale de l’Offre de soins, soulignent dans l'avant-propos de ce vade-mecum que la prise en charge des blessés par armes de guerre constitue un enjeu tant pour les professionnels de santé que pour l’ensemble du système de santé. Cet enjeu est d’abord médical, afin d’assurer les meilleurs soins en urgence aux blessés physiques et psychiques. Il est aussi sociétal, afin de tout faire pour contribuer à la résilience de la Nation. Les professionnels de santé doivent acquérir, chacun dans son métier et sa spécialité, les connaissances et les techniques spécifiques à cette prise en charge. Tous les acteurs de la santé qui vont intervenir dans le parcours de soins et de vie des victimes d’actes de terrorisme savent qu’en prodiguant les meilleurs soins chacun à son niveau, ils contribuent à reconstruire la personne blessée.

En effet, les attentats qui ont frappé la France depuis 2015 ont mis en évidence la nécessité de former les professionnels de santé civils à la prise en charge d’afflux massif de blessés par des armes de guerre afin d’assurer les meilleurs soins en urgence aux blessés. Dès 2016, à la demande de la Direction générale de la santé (DGS) et de la Direction générale de l'offre de soins (DGOS), le Service de Santé des Armées et le Conseil national de l'urgence hospitalière (CNUH) ont élaboré un dispositif de formation à destination des professionnels de santé les plus concernés par ce type de prise en charge, notamment sur la mise en oeuvre des techniques de « damage control ».

Le damage control s’appuie sur les acteurs de terrain capables d’effectuer des gestes d’hémostase externe et sur une organisation basée sur le triage permettant de prioriser les blessés nécessitant une chirurgie urgente. Damage Control : ce qu'il faut retenir Le damage control (DC) est une prise en charge globale, cohérente, multidisciplinaire d’un traumatisé grave depuis le préhospitalier jusqu’au bloc opératoire avec le souci constant de lutter contre les éléments de la triade...

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