EN BREF

4 propositions d'IDEL pour lutter contre les déserts médicaux

Alors que le premier tour de la présidentielle se tiendra dans une dizaine de jours, l’URPS des infirmiers libéraux de la région Auvergne-Rhône-Alpes soumette 4 "propositions choc" au futur Président de la République pour lutter contre les déserts médicaux et leurs conséquences sur la santé des patients.

Principaux maillons de la grande chaîne de la santé, les infirmiers libéraux sont confrontés au quotidien aux dysfonctionnements d’un système montré du doigt depuis la crise sanitaire, rappelle-t-elle en introduction dans son communiqué, soulignant que la santé est devenue l’un des enjeux majeurs du scrutin à venir. Parmi ces dysfonctionnements, il y a le recul de la médecine libérale, le nombre de médecins généralistes [ayant] chuté de 5,6% en 10 ans selon la DREES. Résultat : le manque d’accessibilité à ces professionnels amène les infirmiers à traiter des problématiques de santé qui ne sont parfois pas de leur ressort. Les 4 propositions soumises par l’URPS de la région ont donc pour but d’améliorer la prise en charge des patients et éviter les ruptures de soin.

4 propositions pour une meilleure prise en charge

La première consiste à faire reconnaître officiellement le statut d’infirmier de famille, qui assurerait notamment la coordination entre le médecin traitant et le pharmacien référent pour chaque membre d’une même famille. En seconde proposition, l’URPS estime nécessaire d’accorder aux infirmiers la possibilité de rédiger des ordonnances et prescrire des examens paracliniques (analyses d’urine, prises de sang…), afin de gagner du temps pour le diagnostic médical. La troisième s’inscrit dans une logique identique puisqu’il s’agit de pouvoir renouveler à l’identique les traitements médicamenteux des patients chroniques. Là encore, l’objectif est d’éviter la non-observance des traitements causée par l’impossibilité pour un patient de joindre son médecin, celle-ci pouvant mener à des situations dramatiques (hospitalisation, décès). De manière générale, le recours à l’accès direct est défendu par la profession, mais également par l’Ordre national des Infirmiers, qui en a fait l’une de ses 66 propositions aux candidats à la présidentielle. Enfin, l’URPS ajoute l’accès libre à l’élaboration du constat de décès par l’infirmier libéral pour limiter toute perte de temps et soulager plus rapidement les familles en deuil.

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