EN BREF

Entre amour et rejet, la relation ambigüe des Français avec leurs médicaments

Au cours d’un séminaire, Dominique Martin, le directeur de l’ANSM s’est exprimé sur les rapports très particuliers qu’entretiennent les Français avec leurs médicaments. Une relation qu'il qualifie d'« atypique » et « paradoxale » qui finit toujours par un flot de haine dirigé contre l’agence française du médicament.

Apparemment, les Français semblent un peu compliqués pour Dominique Martin, qui préfèrerait sans doute être à la place de son homologue néerlandais, à l’heure qu’il est.  La France a une caractéristique particulière par rapport aux autres pays d’Europe. C’est un pays où l’on a une forte appétence à la nouveauté, et une forte appétence à la consommation de médicaments, a-t-il révélé avant de constater qu’en même temps, le niveau de conflictualité est très élevé, contrairement aux autres pays d’Europe, et notamment au Nord. 

Le Français a longtemps eu une confiance totale envers ses médicaments. Au 20e siècle, les innovations amenaient avec elles des bénéfices importants à porter à la gloire de la chimie triomphante et des laboratoires (Français) à la pointe. Ce qui a sans doute contribué à placer la consommation du pays en tête, ou dans les premiers, pour de nombreuses classes de médicaments : antibiotiques, antalgiques, anti-inflammatoires, psychotropes, a rappelé le directeur.

Mais depuis, Mediator, Depakine, Essure… les scandales pharmaceutiques sont passées par là, et les Français, même s’ils sont toujours amoureux, se demandent s’ils n’ont pas été trompés. Le retentissement médiatique des affaires de ces dernières années et la montée de la défiance envers les médicament. 

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