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L'article de la loi Rist qui exaspère les infirmiers scolaires

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L’Article 1 bis A de la proposition de loi visant à améliorer le système de santé par la confiance et la simplification, dite loi Rist, n’en finit plus d’irriter le SNICS-FSU, syndicat majoritaire d'infirmiers scolaires. Le 5 janvier dernier, le SNICS-FSU avait déjà fait savoir son opposition au texte, voté en première lecture à l’Assemblée nationale, dans un communiqué appelant les infirmiers scolaires à se mettre en grève le 26 janvier. Depuis, supprimé par le Sénat, l'article a de nouveau été introduit dans le projet de loi soumis par la Commission des Affaires sociales aux députés, mercredi 10 mars 2021, en vue d'une seconde lecture. Pour rappel, il stipule que les missions de prévention et d’information, qui comportent notamment les visites médicales effectuées dans le cadre scolaire, seront désormais accomplies par l’ensemble des personnels de la communauté éducative, comprenant les personnels médicaux, infirmiers, assistants de service social et psychologues de l’éducation nationale, qui travailleront ensemble de manière coordonnée. Dans un nouveau communiqué daté du 10 mars 2021, le SNICS-FSU s’insurge contre cette disposition, qu’il perçoit comme découlant d’une volonté cachée de ponctionner des moyens infirmiers au service des élèves pour pallier aux difficultés statutaires des médecins de l’Education nationale. Il ne s’agit ni plus ni moins que de créer un service de santé au sein de l’Education nationale, qui mettrait les infirmiers sous la tutelle des médecins, s’agace Saphia Guereschi, secrétaire générale de l’organisation, qui y perçoit un prétexte pour ces derniers de déléguer une partie de leurs missions aux infirmiers scolaires. Le texte n’a fait l’objet d’aucun débat ni d’aucune discussion. Nous ne percevons pas le terme "coordonner" de la même manière.  Le nouveau projet de la loi Rist, et son problématique Article 1 bis A, devrait être soumis en deuxième lecture à l’Assemblée nationale dans le courant de la semaine suivante.

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Commentaires (1)

Leopold07

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1 commentaires

#1

Stop au médico-centrage!!!

Médecins E/N et IDE/EN travaillent majoritairement en bonne entente toujours dans l'intérêt de l'élève, chacun dans le cadre de ses propres missions le plus souvent en totale harmonie. Il est loin le temps ou l'IDE/EN était sous l'autorité du médecin, cette vision de nos métiers est obsolète et archaïque. Il est vrai que la pénurie médicale au sein de l'EN peut engendrer des glissements de tâches vers les IDE/EN ce problème doit être réglé par le ministère dans le cadre de recrutements médicaux ou pas. Une formation universitaire des IDE/EN s'impose de plus en plus pour être reconnus (master), le reste n'est que du bricolage malgré un concours de recrutement et des formations aléatoires et rares en interne.
Je crois savoir que la députée qui se bat pour remettre les IDE/EN sous l'autorité médicale est une ex médecin scolaire (peut-être règle t-elle ses comptes avec les IDE/EN avec les quelles elle a travaillé?). Comme tous les élus, cette personne ne doit pas oublier que son mandat à la députation est éphémère...