EN BREF

Cadres de santé oubliés ?... Rendez-vous manqué !

L’association Nationale des Cadres de santé (ANCIM) a, depuis 30 ans, toujours participé aux groupes de réflexion et travaux de réforme sur le métier et le système de santé. L’ANCIM constate avec étonnement (comme s'est déjà étonné l'ensemble de la profession infirmière, ignorée des débats du Ségur) que la seule association nationale spécifiquement dédiée aux cadres soignants, médicotechniques et rééducateurs ne soit pas sollicitée dans le cadre du "Ségur de la Santé". Par communiqué elle souligne qu'au quotidien, les cadres sont les chefs d’orchestre de l’organisation des activités, de leur adaptabilité et ré-organisation fréquentes, de la motivation et de la réassurance pour les équipes : a fortiori pendant la crise sanitaire ils ont démontré, avec les personnels paramédicaux, une agilité et réactivité sans faille. C’est par leur leadership, leur gestion de compétences, et leurs capacités à s’adapter qu’ils ont aidé ces derniers à tenir. (...) Le cadre de santé est un métier au carrefour de plusieurs logiques médico-soignantes et administratives : il en est le traducteur et le facilitateur permanent.

L'assoiation de cadres de santé estime donc que le Ségur de la Santé doit permettre de :

  • reprendre le travail de réingénierie de la formation commune, et identique sur le plan national, conduisant au diplôme de cadre de santé qui mérite d’être reconnue au grade master ;
  • revoir le déroulement de carrière : la grille indiciaire et l’avancée d’échelon, donc, le salaire ; une revalorisation indispensable pour permettre une meilleure attractivité du métier ;
  • attribuer aux cadres la juste compensation du bénéficie d’heures supplémentaires rémunérées lorsque leur présence est requise au-delà du raisonnable ;
  • déterminer des critères de quotas d’encadrement d’équipes à taille humaine afin de développer la créativité et contribuer à la qualité de vie au travail ;
  • reconnaitre pleinement le statut de manager d’équipe de proximité et le rôle stratégique des cadres de santé : favoriser ainsi la parole et la réelle participation dans la constitution des pôles, à la gouvernance des hôpitaux, à l’échelon de l’hôpital ou du GHT.

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