EN BREF

Cancers digestifs : l'obésité a des effets multiplicateurs

L'obésité a un effet multiplicateur de 2 à 5 pour 6 cancers digestifs : oesophage, vésicule biliaire, estomac, foie, colorectal et pancréas... Les jeunes adultes obèses sont de plus en plus touchés. Face à cette recrudescence de cas, les chirurgiens digestifs de l'Association Française de Chirurgie (AFC) qui tiennent leur congrès du 15 au 17 mai 20198, en appellent à un plan de prévention accru pour les personnes en situation d'obésité. L'objectif : détecter au plus tôt le cancer pour augmenter les chances de guérison. Les études soulignent le lien proportionnel entre l’augmentation de l’IMC et les cancers : plus on est obèse, plus fort est le risque. Des disparités peuvent apparaître en fonction du sexe : pour le cancer colorectal : les hommes (+46%) sont plus exposés que les femmes (+15%) ; et de l’âge : les jeunes adultes obèses ont trois fois plus de risques de développer un cancer par rapport à la population obèse plus âgé : plus tôt on est obese, plus fort est le risque aussi (l’incidence passe de 0.8 à 3,5).

Selon les chiffres de la DREES et de l’Inserm, on estime qu’aujourd’hui en France, 49% des adultes sont en surcharge pondérale, dont 32 % en surpoids (IMC sup à 25) et près de 17 % sont obèses (IMC sup à 30). Or, le risque de cancer commence dès le surpoids. L’Augmentation de la sécrétion insulinique et l’état inflammatoire chronique générés par l’obésité agissent comme facteurs multiplicateurs des cancers digestifs car ils favorisent la prolifération cellulaire. En produisant de l’insulino-résistance, puis une sursaturation de la bile en cholestérol, qui favorise les calculs, est un favorable à la genèse du cancer des voies biliaires. L’augmentation de la pression intra abdominale provoquant plus de Reflux Gastro Œsophagien est particulièrement active pour les cancers de l’œsophage et de l’estomac. Les études citées incluent dans leurs statistiques les adultes en surpoids et pas seulement obèses : les premiers risques apparaissent dès un IMC de 25 : près de la moitié de la population adulte française est concernée !

Plus d'infos sur le site de l'AFC

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