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Les conclusions préliminaires du GERES sur les contaminations des soignants pendant la crise font grincer des dents

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Epidémiologie

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Le GERES a lancé, en lien avec Santé Publique France et la Haute Autorité de Santé, une étude sur les circonstances de contamination des professionnels de santé par le Covid-19. Les résultats préliminaires ont été publiés dans le bulletin épidémiologique de Santé publique France du 23 juillet. On y apprend que pour l'instant les données évoquent un défaut d’utilisation des mesures de protection lors des tâches de soins exercées par certains professionnels, notamment en ville, sans qu’il soit possible à ce stade d’en identifier les raisons. Par ailleurs, le rôle d’une contamination entre soignants sur leur lieu d’exercice, en salle de réunion ou en salle de pause, semble déterminant.

Des conclusions qui ne sont pas du goût de Convergence Infirmière. Nous sommes accusés de ne pas nous être protégés lors des soins que nous avons effectués. C’est un affront indigne de la part de ceux qui ont été incapables de gérer les stocks de matériel de protection et qui ont été les acteurs de la pénurie de masques dans notre pays, s'agace le syndicat dans un communiqué.

Convergence Infirmière tient à rappeler que les IDEL ont poursuivi leurs tournées malgré les pénuries de matériel. Il a fallu attendre des semaines et des semaines après le début de la pandémie pour avoir accès des masques chirurgicaux fournis par l’Etat. Pour le reste des équipements de protection, nous continuons à nous débrouiller seuls. Nous sommes actuellement confrontés à une pénurie de gants dont les prix sont devenus prohibitifs, tout comme ceux des sur-blouses. Que font ces agences si promptes à donner des leçons pour nous fournir des EPI, pour réguler les prix ? Rien. La plupart de nos tarifs n’ont pas été revalorisés depuis 10 ans, un déplacement à domicile est rémunéré à hauteur de 2,50€. Nos charges augmentent, nos tarifs ne sont jamais revalorisés, notre profession est donc confrontée à une baisse globale de revenus alors que nous jouons un rôle plus que jamais fondamental durant cette crise sanitaire.

Suite à cela, le syndicat réclame au Premier ministre et au Ministre de la Santé qu'ils mettent leur administration et leurs agences d’Etat au service des soignants. Il demande également à ce que soit prise  en considération la place essentielle des infirmières et des infirmiers libéraux , qu'une vaste concertation avec notre profession afin de fluidifier notre action au quotidien soit lancée, que leur rôle propre soit conforté, que la nomenclature soit revue, et que leur actes soient valorisés à leur juste mesure. 

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