EN BREF

Personnes testées positives au Covid-19 : la quatorzaine pourrait-elle passer à 7 jours d'isolement ?

Cet article fait partie du dossier :

Epidémiologie

    Précédent Suivant

La quatorzaine actuellement en vigueur pour les personnes testées positives au coronavirus pourrait-elle passer à 7 jours d'isolement ? Le Conseil scientifique a en tout cas rendu un avis favorable au raccourcissement de cette durée pour les personnes testées positives au coronavirus et les cas contacts, a fait savoir le ministre de la Santé Olivier Véran mardi 8 septembreLe Conseil scientifique est favorable à ce qu'on puisse (...) réduire la période de mise à l'abri dans un certain nombre de situations et passer de 14 à sept jours, a-t-il déclaré sur France InterOn est davantage contagieux dans les cinq premiers jours qui suivent les symptômes ou qui suivent la positivité d'un test. Et ensuite cette contagiosité diminue de façon très importante, et au-delà d'une semaine, elle demeure mais elle est très faible, a-t-il argumenté. Cette période d'isolement raccourcie aurait aussi l'avantage de favoriser une meilleure adhésion car aujourd'hui on constate qu'un grand nombre de Français ne respecte pas la quatorzaine, a poursuivi Olivier Véran, assurant que cette décision n'était pas motivée par des raisons de priorisation économique. Interrogé sur le risque de laisser une minorité de patients contagieux non isolés, Olivier Véran a assuré qu'il n'y avait quasiment pas de différence entre une situation avec 5% de personnes potentiellement contagieuses au-delà de cinq jours et encore 2% à 4% des gens qui peuvent être contagieux après 14 jours. La décision de savoir si la quatorzaine sera réduite sera prise formellement vendredi en cours d'un conseil de défense, ce qui va nous donner un peu de temps pour solliciter d'autres experts pour la mise en place de cette mesure, a ajouté le ministre.

Par ailleurs, le conseil de défense se penchera aussi sur l'éventualité de nouvelles mesures dans les Bouches-du-Rhône, qui connaît le taux de nouveaux cas le plus élevé de France. A Marseille il y a un sujet de sensibilité particulière, (...) et donc il faut pouvoir prendre toutes les bonnes mesures, c'est l'objet du conseil de défense notamment. Cela pourrait notamment passer par davantage d'encadrement des rassemblements, comme cela avait été le cas en Mayenne, avec l'obligation de déclarer auprès de la préfecture tous les rassemblements de plus de 10 personnes.

Retour au sommaire du dossier Epidémiologie

Publicité

Commentaires (0)