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Covid-19 : nouveau retard pour le vaccin de Sanofi

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Epidémiologie

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Nouvelle déconvenue pour le laboratoire Sanofi. Les résultats finaux de l’essai clinique sur son vaccin anti-Covid, qui étaient attendus pour la fin 2021, ne seront disponibles qu’au premier trimestre 2022.

Un vaccin de rappel

En septembre dernier, le groupe français avait annoncé renoncer au développement d’un vaccin à ARN messager, notamment en raison du retard pris et de la présence, bien installé, des produits Pfizer et Moderna qui utilisent la même technologie. Ce second candidat-vaccin, que Sanofi développe avec le britannique GSK et qui est actuellement en essai clinique de phase 3, fonctionne sur une base de protéine recombinante et présenterait des résultats intermédiaires positifs en dose de rappel. Il aurait ainsi permis d’obtenir des réponses immunitaires fortes, a indiqué Sanofi dans un communiqué commun avec GSK daté du 15 décembre. Il a également précisé que son vaccin montrerait une multiplication de l’ordre de 9 à 43 des anticorps neutralisants, quel que soit le vaccin reçu en primovaccination (AstraZeneca, Johnson & Johnson, Moderna, Pfizer/BioNTech), dans toutes les tranches d’âge étudiées. Ce vaccin serait également bien toléré et possèderait un profil de sécurité similaire à celui des produits déjà disponibles sur le marché. À noter toutefois que le laboratoire ne donne pas de calendrier précis, indiquant simplement que l’essai de phase 3 se poursuit pour augmenter le nombre d’événements nécessaires à l’analyse des données.

"On n'est plus dans une course de vitesse"

Sanofi, fortement critiqué pour son retard sur le champ de la vaccination, est attendu au tournant, la France ayant jusqu’à présent échoué à produire un vaccin contre le Covid-19, d’autant plus que le contexte est marqué par une forte reprise épidémique, soutenue par l’apparition du variant Omicron, et que le gouvernement table notamment sur les futures doses du laboratoire pour appuyer la campagne de rappel vaccinal. La menace pandémique se poursuivant avec le variant Delta, actuellement dominant et le variant Omicron gagnant rapidement du terrain, des vaccins de rappel continueront d’être nécessaires pour aider à protéger les populations au fil du temps, a déclaré Roger Connor, le président de GSK, dans le communiqué. On n'est plus dans une course de vitesse. […] On voit bien que le virus est là pour longtemps. On aura un vaccin français, a assuré pour sa part Olivier Bogillot, le président de Sanofi France, auprès de l’AFP.

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