EN BREF

Covid-19 : Pfizer demande l'autorisation aux Etats-Unis de son vaccin pour les moins de 5 ans

Cet article fait partie du dossier :

Epidémiologie

    Précédent Suivant

Dans un communiqué, Pfizer a annoncé mardi 1er février avoir demandé à l’Agence américaine des médicaments (FDA) l’autorisation en urgence aux États-Unis de son vaccin contre le Covid-19 pour les enfants de 6 mois à 4 ans.

Un schéma à trois doses

Pour justifier sa demande, le laboratoire américain met en avant l’augmentation importante du nombre des hospitalisations pour Covid-19 chez les enfants de cette tranche d’âge. Notre objectif mutuel avec la FDA est de nous préparer à l’apparition de nouveaux variants et d’apporter aux parents une option leur permettant de protéger leurs enfants de ce virus, déclare Albert Bourla, le PDG de Pfizer, dans le communiqué. La demande concerne dans un premier temps une série de deux doses. Mais le laboratoire américain estime déjà nécessaire d’administrer à terme une dose de rappel. Nous pensons que trois doses de vaccin seront nécessaires pour les enfants de 6 mois à 4 ans afin d’atteindre un haut niveau de protection contre les variants actuels et futurs, est-il ainsi indiqué. Pour ces très jeunes enfants, une dose de seulement 3 microgrammes par piqûre a été choisie par le géant pharmaceutique (contre 30 pour les adultes, et 10 pour les 5-11 ans), afin de limiter les effets secondaires. La FDA a depuis annoncé que son comité d'experts chargé d'examiner les données se réunirait le 15 février. Environ 23 millions d’enfants seraient concernés aux États-Unis. Actuellement, en France, la vaccination des plus jeunes n’est ouverte qu’aux 5-11 ans, sans obligation.

Un sous-variant d'Omicron sous surveillance

Cette annonce intervient par ailleurs alors qu’un sous-variant de la souche Omicron, devenu dominant dans le monde entier depuis sa détection en novembre dernier, serait apparu, a déclaré l’Organisation Mondiale de la Santé. Nommée BA.2, il aurait d’ores et déjà été détecté dans 57 pays. Il serait plus contagieux encore qu’Omicron, présenterait plusieurs mutations, et échapperait d’autant plus à la protection accordée par les vaccins. Toutefois, rien n’indique actuellement un degré de dangerosité plus important. L’organisation a demandé que des études soient effectuées afin de mieux cerner les caractéristiques de ce sous-variant.

Retour au sommaire du dossier Epidémiologie

Publicité

Commentaires (0)