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Covid : de nouvelles restrictions en Guadeloupe alors que l'épidémie repart

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Epidémiologie

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La Réunion et la Martinique sont placées en état d'urgence sanitaire depuis le 27 décembre, tout comme, depuis mercredi, la Guadeloupe, la Guyane, Mayotte, Saint-Martin et Saint-Barthélemy, territoires d'Outre-mer où sous l’effet du variant Omicron, la circulation de la Covid-19 connait une augmentation considérable, selon un décret présenté mercredi 5 janvier en Conseil des ministres. Celui-ci affirme que compte tenu des capacités hospitalières de ces territoires et de la couverture vaccinale de leur population, la vague épidémique actuelle de Covid-19 constitue une catastrophe sanitaire mettant en péril (...) la santé de la population

La pression hospitalière, scrutée par le gouvernement, est déjà très forte en Guyane, où le taux d'occupation des lits de réanimation est supérieur à 190% de la capacité initiale. Elle est proche des 80% en Guadeloupe, alors même que la situation dans l’Hexagone, touchée par la déferlante Omicron, limite significativement les capacités d’envoi de renforts ou l’organisation d’évacuations sanitaires

De nouvelles mesures annoncées en Guadeloupe

De nouvelles mesures de restriction ont été annoncées mercredi 5 janvier en Guadeloupe. Le préfet a ainsi décidé d'instaurer -pour trois semaines- un couvre-feu à partir de 22h, qui pourrait-être ramené à 20H s'il n'y a pas de recul des contaminations, ainsi que l'interdiction des pique-niques en bord de mer et des rassemblements de plus de 6 personnes sur la voie publique. Par ailleurs, a-t-il déclaré, les jauges mais aussi les mêmes règles que dans l'Hexagone s'appliquent désormais.

La situation, en effet, est sous surveillance alors que les chiffres sont éloquents : en Guadeloupe, au 4 janvier, le taux d’incidence, indicateur qui sert à mesurer la circulation de l'épidémie, est de 1 820, en hausse de 549% sur les sept derniers jours. Selon le bulletin épidémiologique actualisé mercredi soir (heure locale), 4 000 cas positifs ont aussi été comptabilisés lundi et mardi, reflétant une reprise épidémique exponentielle selon la directrice générale de l'ARS de Guadeloupe, Valérie Denux, qui a précisé que pour l'instant, cette augmentation du nombre de cas ne se traduit pas à l'hôpital. 

Quatre plaintes déposées et une enquête ouverte en Guadeloupe

La Guadeloupe, frappée de plein fouet en juillet-août par la quatrième vague de Covid-19, est secouée depuis un mois et demi par une contestation sociale, notamment contre l'obligation vaccinale des soignants et pompiers et alors que seulement 40% de la population de l'île a reçu au moins une dose de vaccin fin 2021 (et 31% de celle de Guyane).

Mardi en fin de matinée, les bureaux de la direction de l'hôpital de Guadeloupe avaient été assiégés par une cinquantaine de militants opposés à l'obligation vaccinale. Le directeur du CHU de Guadeloupe Gérard Cotellon et ses deux adjoints ont dû être exfiltrés par la police, après avoir reçu des coups, des injures et des jets d'urine, selon leur récit. Mon adjoint et moi même avons été violemment agressés et pris à partie par une horde de manifestants très excités, très violents, en parole et en action, a ainsi raconté le directeur, qui affirme avoir reçu un coup violent à la tête.

Quatre plaintes ont été déposées et une enquête a été ouverte, a indiqué mercredi le procureur de la République de Pointe-à-Pitre.

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