EN BREF

Apprentissage des IDE et AS facilité en Centre-Val de Loire

Augmenter les effectifs d’apprenants aides-soignants et infirmiers de 25% : c’est l’objectif que s’est fixé la région Centre-Val de Loire dans le cadre de sa Plateforme de mobilisation et d’engagement pour une "Région 100 % santé", lancée en 2019 pour répondre au phénomène croissant de désertification médicale observé sur son territoire. Problème : le développement de la formation par apprentissage à ces deux métiers est freiné par les conditions de financement, dès lors que les apprentis se placent sous contrat avec des établissements de la fonction publique hospitalière. En cause, l’obligation pour ces derniers de supporter l’intégralité du coût des formations, et plus précisément celui des rémunérations des apprentis.

Dans un communiqué conjoint daté du 9 juin, la région, l'Agence Régionale de Santé et l’Association Nationale pour la Formation permanente du personnel Hospitalier (ANFH) indiquent vouloir s’associer afin de créer un dispositif d’accompagnement volontariste de prise en charge du coût pédagogique de la formation par apprentissage d’aide-soignant et de la 3ème année de formation en soins infirmiers lorsque le contrat d’apprentissage est proposé par un employeur de la fonction publique hospitalière, afin de lever cet obstacle. Cette intervention concertée permettra de limiter voire d’annuler le reste à charge de l’employeur concernant le financement de la formation, précisent-ils ainsi. L’ARS s’engage à soutenir la rémunération des apprentis par les établissements en proposant un forfait annuel de 8 000 euros, quels que soient la durée du contrat et l’âge de l’apprenant. Elle entend accompagner la rémunération de 50 contrats en 2021 et de 50 contrats en 2022, qui se répartiront toutefois entre le secteur public et le secteur privé. Cette initiative intervient alors que se profile la réforme portant sur la réingénierie de la formation des aides-soignants, dont l’objectif est d’en renforcer l’attractivité et elle-même soumise à des besoins d’effectifs spécifiques à chaque territoire.

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