EN BREF

Dans la rue et en colère, les IBODE revendiquent une meilleure reconnaissance

Comme annoncé voici quelques jours, les infirmiers de bloc opératoires se sont mobilisés ce 23 septembre à Paris pour revendiquer une meilleure reconnaissance de leur métier. Parmi les revendications, un signal d'alerte à l'adresse du Ministre de la santé pour dénoncer la réalité de terrain dans les blocs opératoires, où des IDE (non-spécialisés donc, et sans formation), sont poussés à tenir le rôle d'assistants opératoires - compétences exclusives des IBODE - au motif que l'établissement manque de personnel. C'est intolérable, et tout le monde s'en moque. Cette pratique doit cesser, s'insurge Magali Delhoste, Présidente de l’Union Nationale des Associations d’Infirmiers de Bloc Opératoire Diplômés d’Etat (UNAIBODE). La reconnaissance financière occupe elle aussi une large place : actuellement placés sur la même ligne de traitement que les IDE et privés de la nouvelle bonification indiciaire (NBI) dès lors qu'ils se spécialisent, les IBODE  réclament une grille indiciaire spécifique à la hauteur de leur spécialisation - évolution que prévoit le Ségur de la santé. Nos responsabilités, nos compétences et notre formation méritent d'être reconnues à leur juste valeur. C'est pourquoi nous réclamons 50 points d'indice supplémentaires par rapport à notre salaire actuel, détaille Stéphanie Huillet, Secrétaire Générale du Colletif Inter Blocs (CIB). Une revendication à laquelle s'associe l'UNAIBODE, qui demande une NBI commune à la spécialité. Face à ces requêtes, S. Huillet regrettre que le mépris que le gouvernement oppose aux doléances des IBODE dégrade l'attractivité de la profession alors que le malaise soignant, bien antérieur à la crise sanitaire, n'a fait qu'aggraver l'existant. A l'hôpital de Mulhouse par exemple, nous savons qu'il y a eu des déprogrammations en raison d'un manque de personnel. Au-delà de notre cause, c'est le système de santé tout entier qui est mis à mal, déplore-t-elle. Notre profession n'affectionne pas particulièrement de descendre dans la rue ; si nous le faisons aujourd'hui et depuis quelques années, c'est parce que nous sommes à bout. Vers 15h30, une délégation a été reçue par le Cabinet d'O. Véran sans autre résultat que le report d'une entrevue avec le Ministre lui-même, sous réserve qu'elle soit demandée par courrier officiel. Aujourd'hui personne ne nous entend, mais nous poursuivrons notre combat jusqu'à obtenir une reconnaissance digne de ce nom, affirme S. Huillet.

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Commentaires (1)

Phil

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50 commentaires

#1

Jamais contentes..?

Vous avez eu un ORDRE... de quoi vous plaignez-vous..?