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Aux Antilles, un accompagnement à la reconversion pour les soignants réfractaires au vaccin anti-Covid

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Epidémiologie

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Aux Antilles, où la résistance contre les vaccins contre le Covid-19 demeure forte, les soignants qui refuseront de se soumettre à l’obligation vaccinale au 31 décembre 2021, date butoir fixée par le gouvernement, pourront bénéficier d’une rupture conventionnelle de leur contrat et de mesures d’accompagnement de reconversion professionnelle.

Un accompagnement en deux temps

Annoncées le 26 novembre par Sébastien Lecornu, le ministre des Outre-mer, et Olivier Véran, le ministre de la Santé, les instances d’écoute et de dialogue pour les professionnels de santé non-vaccinés dans les Antilles […] sont opérationnelles, indique ainsi le ministère des Outre-mer dans un communiqué. Chaque soignant qui s’inscrit sur la plateforme dédiée est reçu afin d’échanger sur son refus du vaccin. Il bénéficie ensuite de 8 jours, durant lesquels sa suspension de salaire éventuelle est interrompue sans reprise d’activité et au terme desquels il doit faire connaître sa décision. S’il choisit de se faire vacciner, il est mis fin à la suspension dès la première injection et la reprise des fonctions sera immédiate, précise le communiqué. Dans le cas contraire, le professionnel de santé sera bien suspendu mais sera ensuite accompagné par une cellule de reconversion professionnelle pour l’orienter vers un nouveau métier.

Combien de soignants concernés ?

Ouverte depuis le 6 décembre en Guadeloupe, la plateforme dédiée a jusqu’à ce jour enregistré 270 inscriptions, pour une centaine de rendez-vous programmés et 33 déjà réalisés, selon le décompte du ministère. D’après l’ARS de Guadeloupe, environ 10 000 soignants seraient concernés par l’obligation vaccinale, parmi lesquels 6 à 7% qui ne seraient pas en conformité. En Martinique, les inscriptions à ces dispositifs d’écoute ont été rendues possibles depuis le mercredi 15 septembre, ajoute par ailleurs le ministère des Outre-mer dans son communiqué.

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