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Les enfants, les grands oubliés du projet de la Ministre sur la refonte des urgences

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Exercer dans le privé

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Aucune évocation de la prise en soins des enfants n'est évoquée dans le pacte de refondation des urgences proposé par le ministère des solidarités et de la santé. A travers un communiqué, l'ANPDE, qui soutient les personnels soignants des urgences dans leurs revendications, rappelle que plus de la moitié des recours aux urgences pédiatriques relèvent du conseil de spécialistes en puériculture. Ces professionnels seraient un levier fort pour fluidifier le parcours de santé de l'enfant. Mais pour cela encore faut-il donner suffisamment d'autonomie aux professionnels formés à ces questions !

Consultation des infirmiers puériculteurs à distance avec orientation, ou bien directement au sein des urgences... Plusieurs initiatives ont déjà été proposées il y a un an lors de la remise du livre blanc de l'ANPDE pour désengorger les urgences et notamment les urgences pédiatriques. Depuis, les urgences sont en alerte rouge et la Ministre ne tient pas compte des propositions faites par les professionnels paramédicaux de terrain, s'agace l'ANPDE via un communiqué. 

En effet, alors que les parents sont confrontés de plus en plus tôt à des difficultés liées à la diminution des séjours en maternité, et à celles d'obtenir une réponse adaptée sur le territoire, ce sont 22 000 professionnels qui peuvent proposer une réponse innovante et pertinente à ces situations récurrentes qui embolisent les services d'urgences. Plus précisément, à l'heure actuelle, 40% des consultations pédiatriques non programmées ne peuvent pas être prises en charge par les praticiens médicaux et une large part des consultations aux urgences pédiatriques pourraient être prises en charge par les infirmiers puériculteurs. Ce sont, plus de 60% des consultations aux urgences qui relèveraient ainsi de conseils de puériculture !

Cependant, encore faut-il donner les moyens aux professionnels de réaliser ces activités aujourd'hui mises à mal par l'absence de financements, une réglementation ancienne et archaïque, des protocoles trop contraignants et l'absence d'évolution des formations. Alors que du jour au lendemain la Ministre a créé une formation de pratique avancée devant répondre à la problématique des urgences, l'ANPDE travaille depuis 10 ans avec ce même ministère à la réingénierie de la formation des infirmières puéricultrices sans aucune avancée concrète ! C'est pourquoi l'association revendique une offre de soins plus cohérente, notamment en ambulatoire, avec un parcours de santé à plusieurs niveaux de recours pour l'enfant et sa famille. Une présence homogène d'infirmiers puériculteurs est nécessaire sur le territoire national, pour offrir un égal accès aux soins pour tous et de manière immédiate. L'ANPDE demande donc à Madame la ministre de prendre en compte la situation et les besoins spécifiques des enfants et de leurs familles dans leur rapport aux urgences pour proposer, en concertation avec les professionnels, une solution adaptée, conclut le communiqué.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de l'ANPDE

 

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