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Audité par la Cour des comptes, l'ONI assure qu'il continue à redresser la barre

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ONI

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Dans son Référé daté du 22 janvier 2021 et rendu public mardi 30 mars, la Cour des comptes pointe du doigt les difficultés financières et de fonctionnement de l’Ordre National des Infirmiers (ONI). Elle note notamment que seuls 52 % des professionels y sont inscrits, soit 378 000 infirmiers sur une population totale de 722 000 recensés au répertoire Adeli, alors que l’inscription est obligatoire. Elle souligne par ailleurs des disparités importantes entre les libéraux (inscrits à hauteur de 96%) et les hospitaliers (31%). La Cour des comptes alerte sur les conséquences de cette incomplétude, qui limite, selon elle, le repérage des situations à risque et le contrôle du respect des règles déontologiques des infirmiers, et qui induit, in fine, un danger pour les patients, privés des voies de recours ordinal. Contacté par nos soins, le Président de l'Ordre Patrick Chamboredon assure accueillir cette analyse avec tout le pragmatisme nécessaire et déclare abonder dans le sens de l'instance de contrôle. Cet audit est une bonne chose ; certains dysfonctionnements passés sont en passe d'être soldés ; l'Ordre se réjouit que la situation s'assainisse et continue d'agir pour s'assurer que tout soit mis en oeuvre pour la qualité des soins délivrés aux patients, et ce sans corporatisme aucun, affirme-t-il. Dans une communication faite ce mercredi 31 mars, l’ONI indique par ailleurs que, si le nombre d’infirmiers inscrits est passé de 200 000 à près de 400 000 entre 2017 (date des dernières élections ordinales, ndlr) et 2021, il convient toutefois de mettre fin dans les meilleurs délais à cette dissymétrie. Il précise avoir pris connaissance des cinq recommandations formulées par la Cour des comptes dans son référé (deux d'entre elles consistent à retracer les cumuls d’activité irréguliers et à rappeler aux établissements l'obligation trimestrielle de transmission des listes de leurs infirmiers salariés). Pour les trois autres, des modifications des textes législatifs sont nécessaires : amender le Code de la santé publique pour permettre à l'Ordre l'exercice partiel de la profession, la clarification des notions de plainte et de réclamations et la transmission des sanctions disciplinaires à l'encontre des salariés employés par le secteur privé. Nous nous mobiliserons pour accompagner également ces facteurs-là d'amélioration de la profession, anticipe le Président de l'Ordre. Nous poursuivrons le dialogue avec les pouvoirs publics afin d’assurer leur mise en œuvre. L'ONI est un partenaire reconnu du gouvernement ; il tient à remplir ses missions du mieux possible et avec exigence. C'est essentiel pour faire évoluer la profession, lui créer un avenir et une pérennité, conclut-il.

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Commentaires (1)

Phil

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48 commentaires

#1

Ordre néfaste et inutile, payer pour travailler...

Les infirmiers du public ont bien compris que cette ordre ne sert à rien... à part demander des cotisations. Quelle honte de forcer les gens à payer pour adhérer à une telle mascarade. Aucun pouvoir de revendication syndicale, l'Ordre n'a de pouvoir que sur ses membres et pour les punir en plus des autres instances.
Vivement que cet ordre soit dissous.